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La COVID-19: l’occasion de se recentrer sur l’humain

Dossier sur les effets du télétravail
Photo d'archives, Chantal Poirier Comme un ménage au printemps, la pandémie est une occasion de remettre de l’ordre dans nos priorités et de réfléchir à ce qui compte vraiment pour nous sur le plan individuel, familial et professionnel.

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Depuis le début de cette pandémie, est-ce que vous voyez le verre à moitié plein ou à moitié vide ? Je dois l’admettre, j’ai parfois de la misère à trouver la lumière au bout du tunnel de l’espoir !

C’est un exercice auquel je dois m’astreindre, et une crise comme celle-ci me permet de redéfinir ce que je souhaite et, surtout, ce que je ne veux plus tolérer.

Depuis mars, je jette un regard sur notre façon de vivre et j’accorde une valeur plus grande aux relations humaines que j’entretiens avec ma famille, mes amis ou mes collègues de travail.

Je m’intéresse encore plus au vécu des autres et, souvent, je salue des gens que je ne connais pas.

Mais au cœur de tout cela, quelles leçons avons-nous apprises durant cette période et qu’est-ce qui restera une fois la pandémie terminée ?

La santé mentale est aussi importante que la santé physique

Aujourd’hui, c’est la 18e Journée mondiale de la prévention du suicide. En février dernier, je me souviens du témoignage touchant du député libéral Saul Polo à l’Assemblée nationale sur le décès de son père.

« Je prends la parole pour contribuer à faire tomber les tabous et aider ceux et celles qui vivent avec ces pensées sombres, en leur disant : “On vous aime et nous voulons en faire plus pour vous aider à surmonter votre souffrance”. »

  • Écoutez la chronique d'Harold Fortin à l'émission de Pierre Nantel à QUB radio:

En mai dernier, le gouvernement du Québec a annoncé plus de 31 M$ pour la mise en place d’un plan d’action COVID-19 en santé mentale. À cette époque, les ministres estimaient que 15 % de la population québécoise avait rapporté vivre une détresse psychologique problématique, alors que ce taux s’élevait à 2 % avant cette crise.

La pandémie nous démontre que la détresse, elle se vit souvent en silence, et que l’on doit mettre tout en œuvre pour la détecter et la traiter plus rapidement, mieux soutenir les familles qui souhaitent venir en aide à un proche, sans oublier d’accompagner celles qui sont endeuillées.

L’augmentation des signaux de détresse est préoccupante, mais constitue également une occasion de mieux comprendre les besoins auxquels les autorités doivent répondre. 

Ça, c’est voir le verre à moitié plein !  

Le télétravail, un consensus qui doit devenir une réalité

Dans cette réflexion sur la qualité de vie, on doit réévaluer toutes les sphères de nos activités quotidiennes et faire ce qui paraissait impossible il y a quelques années. Avant le mois de mars dernier, le gouvernement du Québec mettait en place des projets pilotes dans certains ministères et organismes pour évaluer l’efficacité du télétravail et ses impacts.

Le temps est venu de mieux soutenir les gens dans le besoin, mais également d’évaluer les sphères qui peuvent améliorer notre qualité de vie. 

À l’élection québécoise de 2003, le premier ministre Bernard Landry proposait la semaine de quatre jours. Nous ne sommes peut-être pas rendus là, mais qui sait !