/news/society
Navigation

Moins de visiteurs pour Parcs Canada

Baisse de l’achalandage de 19 % au Québec

ÉVA 0928 Découvrir le Québec
Photo courtoisie, Nathalie Photographie Le nombre réduit de visiteurs étrangers a contribué à la baisse de l’achalandage en juin et juillet derniers dans les parcs de Parcs Canada, au Québec, comme ici dans le parc national de la Mauricie.

Coup d'oeil sur cet article

Même si les Québécois ont été très nombreux à ressentir l’appel de la nature cet été, l’achalandage dans les parcs nationaux de Parcs Canada a enregistré une baisse de 19 % pour les mois de juin et juillet derniers.

Au total, 141 646 visiteurs ont pu profiter des splendeurs des parcs de la Mauricie, Forillon et de l’Archipel-de-Mingan pendant ces deux mois.

« En général, la fréquentation des lieux de Parcs Canada a été plus faible au printemps et à l’été 2020 qu’au cours des années précédentes », a affirmé Laurence Crête, porte-parole.

Cette diminution est attribuable en partie au nombre réduit de visiteurs étrangers et aux limitations des voyages nationaux dans certaines régions du pays.

La baisse la plus significative a été observée dans le parc national de la Mauricie avec -24 %, suivi par le parc national Forillon (-17 %) et la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan (-13 %).

Pas de données à la Sépaq

Avec la COVID-19, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) n’a pas comptabilisé l’achalandage sur les sites comme à l’habitude.

« La Sépaq a privilégié une approche prudente de vérification “à saine distance” des droits d’accès et des cartes annuelles », a expliqué Simon Boivin, porte-parole.

« Cette approche a permis de favoriser le respect des mesures de distanciation et de limiter les contacts, par souci de sécurité autant pour la clientèle que pour les employés », a-t-il poursuivi.

Selon M. Boivin, la vérification « à saine distance » a aussi permis d’améliorer la fluidité de l’accès « très populaire aux parcs nationaux cet été ».

« Cette approche exceptionnelle liée aux recommandations de la Santé publique n’a pas permis une comptabilisation des accès aux parcs nationaux aussi systématique qu’à l’habitude », a-t-il affirmé.

Analyse à venir

La Sépaq analysera d’autres indicateurs que les chiffres d’achalandage au cours de l’automne pour mesurer autrement la fréquentation des établissements du réseau. En 2019-2020, l’achalandage des parcs nationaux du réseau de la Sépaq a été de 5 732 976 jours de visite.

Contrairement à Parcs Canada, qui diffusera plus tard ses résultats pour le mois d’août, la Sépaq s’attend à un été exceptionnel au niveau de l’achalandage.

« Les territoires ont été très populaires auprès des Québécois. On l’a vu à différents endroits dans des campings qui ne sont pas toujours pleins et qui l’étaient tout à coup cet été », a indiqué M. Boivin.

« Les gens ont été à même de constater sur le terrain que l’achalandage était exceptionnel. On est en mesure qualitativement de l’affirmer avec assurance, mais pour le moment, quantitativement, on préfère attendre d’avoir des données qui sont plus solides avant de les diffuser sur la place publique », a conclu M. Boivin.