/weekend
Navigation

Kyoto sur un plateau

WE 0912 EN MODE LECTURE 
Une rose seule
Photo courtoisie Une rose seule
Muriel Barbery
Aux Éditions Actes Sud
160 pages

Coup d'oeil sur cet article

En 2006, l’écrivaine française Muriel Barbery a réussi à séduire à peu près tout le monde avec son deuxième roman, L’élégance du hérisson. Une rose seule, son cinquième roman, devrait aussi plaire à beaucoup de gens.

Si on a besoin de faire une pause, d’oublier pendant quelques heures la frénésie de la rentrée, c’est sans doute le roman qu’il nous faut. Non seulement parce qu’il se lit en un clin d’œil, mais parce qu’il nous transporte à des milliers de kilomètres d’ici en une fraction de seconde.  

À peine la première page tournée on se retrouve donc à Kyoto, une ville que Rose, jolie rousse de 40 ans exerçant le métier de botaniste, n’a encore jamais visitée. Ce qui vaut aussi pour tout le reste du pays, même si son père était japonais. « Était » parce que ce dernier vient de mourir et que c’est justement pour cette raison que Rose a atterri dans l’empire du Soleil levant : apparemment, son père lui aurait laissé une lettre... 

D’un coup de baguette

On aurait peut-être dû le mentionner plus tôt, mais Rose n’a pas eu la chance de connaître ce papa nippon, sa mère l’ayant quitté juste avant sa naissance. Et tout ce qu’elle sait désormais de lui se résume en une seule phrase : Haru, son père, était un très riche marchand d’art contemporain. 

Les jours passant, elle finira toutefois par apprendre autre chose : avant de mourir, il a pris le temps de lui préparer un itinéraire assez particulier qui devrait, en principe, l’aider à apprivoiser Kyoto et à mieux le comprendre, lui.

Une jolie histoire servie par une écriture ciselée qu’il est vraiment difficile de ne pas apprécier. 

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

Breakdown

Jonathan Kellerman<br/>
aux Éditions du Seuil<br/>
400 pages
Photo courtoisie
Jonathan Kellerman
aux Éditions du Seuil
400 pages

Rares sont les séries policières qui comptent autant de tomes que le cycle mettant en vedette le psychologue Alex Delaware. Avec ce 31e opus, l’écrivain américain Jonathan Kellerman prouvera donc une fois de plus qu’il sait exactement quoi faire et quoi écrire pour jouer avec nos nerfs, car dès l’instant où l’une des anciennes patientes d’Alex trouvera la mort, on ira de surprises en rebondissements ! 

La vraie vie

Adeline Dieudonné<br/>
aux Éditions Le livre de poche<br/>
216 pages
Photo courtoisie
Adeline Dieudonné
aux Éditions Le livre de poche
216 pages

En 2018, ce premier roman a fait partie de nos gros coups de cœur de l’année. Il met en scène une gamine de 10 ans qui a eu la malchance d’avoir pour parents une mère totalement apathique et un père qui ne s’intéresse qu’à la chasse au gros gibier. Pour aider son petit frère à retrouver le sourire, cette fillette ne pourra donc compter que sur elle-même. Un récit vraiment touchant.

On fait tous des fautes

Marie-Caroline Braud<br/>
aux Éditions Guy Saint-Jean<br/>
302 pages
Photo courtoisie
Marie-Caroline Braud
aux Éditions Guy Saint-Jean
302 pages

C’est vrai qu’on fait tous des fautes. Et lorsqu’on n’a pas la chance d’avoir une équipe de correcteurs chevronnés pour réviser tout ce qu’on écrit, ce petit guide risque fort de se révéler indispensable. Rempli d’astuces, il a en effet été conçu pour nous aider à repérer et à éviter les fautes les plus fréquentes. Comme ça, on ne confondra plus « censé » et « sensé », et on saura toujours quel auxiliaire employer !

Le cidre au Québec

Stéphane Morin<br/>
aux Éditions de l’Homme<br/>
224 pages
Photo courtoisie
Stéphane Morin
aux Éditions de l’Homme
224 pages

C’est le temps des pommes, et qui dit temps des pommes, dit forcément cidre. Ou plutôt cidres avec un s, car ce ne sont pas les cidreries qui manquent au Québec ! Classées par région, ce guide en répertorie d’ailleurs une quarantaine qui ne demandent qu’à être visitées. Dans la foulée, on pourra également découvrir pas moins de 200 cidres. Hips hips hips, hourra ! 

Frissons garantis

Au nom de la vérité<br/>
Aux Éditions Albin Michel<br/>
494 pages
Photo courtoisie
Au nom de la vérité
Aux Éditions Albin Michel
494 pages

Au nom de la vérité

La romancière suédoise Viveca Sten signe ici le huitième tome de la série consacrée aux enquêtes de l’inspecteur Thomas Andreasson. Et pour celles et ceux qui se le demandent, il n’est pas vraiment nécessaire d’avoir lu les précédents opus pour apprécier l’histoire. Tout ce qu’il faut savoir, c’est que les intrigues de cette série se déroulent généralement à Sandhamn, une petite île de la Baltique, et qu’elles mettent également en scène Nora Linde, l’amie d’enfance de Thomas. Comme elle œuvre au sein de l’Agence de lutte contre la criminalité financière, ils ont en effet souvent l’occasion de se croiser ou de s’épauler.

Côté cour...

D’ailleurs, c’est Nora qui volera ici la vedette pendant un bon moment. En tant que juriste, elle a été chargée du procès Niklas Winnerman, un PDG accusé d’avoir provoqué la faillite de sa propre entreprise en puisant près de 10 millions de couronnes dans les caisses. Grâce au témoignage de Christian Dufva, son ancien associé, Nora devrait donc bientôt pouvoir envoyer Niklas en prison pour abus de biens sociaux aggravé. Le hic ? Une affaire de disparition d’enfant qui pourrait bien avoir un lien avec le procès.

Notre verdict : un polar bien ficelé, quelques rebondissements étonnants et des personnages attachants.