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La hausse des cas continue de préoccuper Québec

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Alors que le Québec est plongé en mode préalerte en raison de la forte hausse quotidienne des cas, la vice-première ministre s’est à nouveau dite inquiète de la situation.

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Malgré tout, Geneviève Guilbault a tenté de se faire rassurante, samedi, en tentant de relativiser le phénomène, l’attribuant notamment à la hausse du nombre de tests fait au quotidien dans la province.

«Cela étant dit, c’est inquiétant. Alors il faut refaire ces appels à tous de respecter strictement les consignes de santé publique», lance-t-elle en entrevue sur les ondes de LCN.

Par ailleurs, Mme Guilbault a aussi fait état de rassemblements problématiques dans les bars pour expliquer l’augmentation des cas.

«Il suffit d’une personne qui se fait infecter, ou quelques personnes qui s’infectent dans un party, par la suite, ces gens-là vont se promener d’un endroit à l’autre, et là, ils ont le temps d’être un vecteur de contagion», dit celle qui est aussi ministre de la Sécurité publique.

C’est notamment ce qu’on a pu voir dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Capitale-Nationale dans les derniers jours, a-t-elle fait valoir. Pour elle, ces événements sont des preuves concrètes que le non-respect des mesures sanitaires met à risque la santé de la population.

«On veut pouvoir continuer de fonctionner, que nos enfants puissent continuer d’aller à l’école, que nos entreprises restent ouvertes, donc il faut respecter les consignes», martèle Geneviève Guilbault.

Constat d’infraction vs droit de manifester    

Pendant ce temps à Montréal, ils étaient plusieurs à être réunis pour manifester contre le port du masque obligatoire dans les lieux publics, sans forcément respecter la distanciation sociale recommandée.

De plus, la journée de samedi marquait aussi l’entrée en vigueur de la possibilité, pour les policiers du Québec, de remettre des constats d’infraction aux gens qui refusent de porter le masque dans les endroits publics fermés.

Or, les règles à l’extérieur sont différentes, réitère la vice-première ministre, Geneviève Guilbault.

«Le port du masque à l’extérieur n’est pas obligatoire, à condition de respecter les deux mètres de distanciation, si possible», dit-elle.

«Je comprends que des gens manifestent contre le port du masque, mais il reste que ces règles-là s’appliquent à tout monde», ajoute Mme Guilbault, rappelant que les policiers restent à l’affût.

Les manifestants pourraient-ils donc écoper d’une amende?

«Évidemment, lorsqu’il s’agit d’une manifestation, on connaît tous l’importance du droit de manifester au Québec. Donc, il y a toujours cet équilibre à trouver aussi entre le respect des consignes, mais aussi le respect du droit de manifester qu’on ne remettra jamais en question», laisse entendre la ministre.