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Quel fusil de chasse choisir?

Photo chronique Patrick Campeau 12 sept
Photo courtoisie Grâce aux conseils de Stéphane Pelchat, il vous sera plus facile de choisir le bon fusil en fonction de vos activités de prélèvement et de tir.

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Les marchands spécialisés d’armes exposent des dizaines et des dizaines de modèles dans leurs râteliers. Face à ce vaste choix, il peut être franchement difficile de s’y retrouver.

Avant de vous déplacer dans une boutique, vous auriez intérêt à prendre le temps nécessaire pour procéder à une bonne analyse afin d’identifier quels sont réellement vos besoins à titre de nemrod. Il est important de savoir que pour un usage général, l’ensemble des fusils offerts sur le marché pourra vous donner des rendements relativement acceptables. En revanche, les armes conçues pour une utilisation spécifique seront toujours plus performantes et agréables à manier.

J’ai récemment rencontré un spécialiste dans le domaine, Stéphane Pelchat de l’agence Pelchat. Ce passionné pourchasse tout ce qui est chassable depuis sa tendre enfance. Voici l’essentiel de ses propos sur le sujet :

Première acquisition

La plupart des amateurs souhaitant acheter leur toute première arme n’ont pas vraiment de besoins particuliers. Ils s’en serviront pour faire un peu de tout. Selon l’expert interrogé, il n’est pas nécessaire d’investir une fortune pour découvrir vos intérêts, sans toutefois lésiner sur la qualité. Le mécanisme le plus polyvalent et économique est sans aucun doute celui à coulisse, fréquemment appelé « pompeux » ou à pompe. « Vaut mieux se procurer un bon fusil de base, à pompe, d’une marque réputée, comme le SXP de Winchester ou le BPS de Browning, plutôt qu’un modèle semi-automatique bon marché, dont la fiabilité et la durabilité pourraient vous décevoir », précisait M. Pelchat.

Parmi tous les calibres, le 12, avec un canon de 28 po de longueur, est à prioriser pour vous aider à intercepter les divers gibiers ou les pigeons d’argile visés.

Priorité sauvagine

Ceux qui souhaitent se lancer aux trousses des canards, des oies et des bernaches ont intérêt à privilégier un calibre 12 semi-automatique, car il permet de cycler rapidement la capacité maximale légale des trois coups pour cette activité de prélèvement. Il est aussi plus agréable de faire feu avec ce type de mécanisme à emprunt de gaz qui diminue la pression à la bouche et la poussée à l’épaule. Le Maxus, le SX4 ou autres modèles du genre réduiront considérablement l’impact lors de l’utilisation de charges puissantes.

Les systèmes utilisant l’énergie cinétique, communément appelée la force du recul, comme celui du légendaire A5, proposent un balancement irréprochable vu l’absence de pièces mobiles sous le fût. Le tireur a l’impression de manipuler un fusil ultra léger, qui, en plus, est facile à démonter et à nettoyer. Le chasseur de cul levé appréciera certainement cette technologie. Même si la majorité des sauvaginiers se procureront des armes chambrées 3 1⁄2 po, ils se serviront souvent, par souci d’économie, de cartouches de 3 po de longueur. Bien que ce choix soit personnel et que les amateurs souhaitent acquérir encore plus de distance avec un 3 1⁄2 po, retenez qu’un fusil chambré 3 po digérera habituellement plus facilement les charges très légères pour le tir sportif ou le petit gibier.

Les manufacturiers de munitions modernes utilisent des poudres à combustion beaucoup plus rapide qu’auparavant. Le chasseur de sauvagine n’a donc plus besoin d’un canon de 30 po pour obtenir une vélocité optimale. De toute façon, la longueur de ce dernier n’influencera pas la performance de vos cartouches. « L’avantage d’un canon de 28 po est qu’il facilite l’acquisition du point de vue, le suivi et le maintien d’un mouvement fluide sur une cible en déplacement à longue distance », ajoutait le spécialiste interrogé.

Petit Gibier

Lorsqu’on se déplace dans un boisé dense pour intercepter des perdrix, des bécasses, des lièvres, etc., la montée de l’arme à l’épaule et le tir peuvent être parfois difficiles. Les fusils à canons superposés ou juxtaposés de 26 po comme les Citori, Cynergy, etc., sont beaucoup plus maniables dans ce genre d’environnement. Leur longueur hors-tout est réduite d’environ 10 cm comparativement à une version semi-automatique ou à coulisse, car ils n’ont pas de mécanisme d’éjection et de rechargement. De plus, l’utilisation de deux étranglements distincts vous aidera à courte et à longue distance. Stéphane préfère le calibre 20 pour sa légèreté et sa maniabilité.

Dindon

Qu’il soit à coulisse ou semi-automatique, le fusil à dindon sera muni d’une hausse et d’un guidon puisqu’à l’instar d’un modèle à sauvagine ou de tir à la volée avec lequel on pointe, ce dernier vous permettra de viser le gallinacé comme vous le feriez avec une carabine. Un canon court est à préconiser afin de faciliter l’épaulement en toute discrétion dans une cache exiguë. Un étranglement ultrafull concentrera vos gerbes vers l’objectif ciblé.

Grand Gibier

La plupart des 12 et des 20 accepteront les munitions à sabot, communément appelées slug, pourvu qu’ils ne soient pas munis d’un étranglement full. Si toutefois vous voulez acquérir un fusil destiné à la chasse au chevreuil ou à l’ours, il faut qu’il soit doté d’un canon rayé qui occasionnera les rotations nécessaires pour accroître la précision des projectiles à sabot. Souvenez-vous en revanche que l’utilisation de grenaille à l’intérieur d’un canon rayé générera des patrons erratiques, totalement inefficaces.