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Des «événements festifs» blâmés pour les nouveaux cas

Les cas de COVID-19 ont presque doublé dans le Bas-Saint-Laurent

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Les « événements festifs » qui se multiplient à l’échelle de la province comme au Bas-Saint-Laurent sont à l’origine de la plupart des 29 nouveaux cas enregistrés dans la région vendredi.

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En l’espace de quelques jours seulement, le bilan du Bas-Saint-Laurent est passé de 78 à 138 cas, dont 29 dépistés vendredi seulement.

La « très grande majorité de tous ces cas-là » sont liés à des événements festifs dans le Kamouraska, à Rivière-du-Loup, dans la Matapédia et à Rimouski, indique la porte-parole du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Ariane Doucet-Michaud.

Les fêtes, sources de contamination, maintenant trop nombreuses pour en dresser un portrait clair, font craindre que la forte croissance des cas se poursuive d’ici la semaine prochaine.

Pas terminé

« Ce dont on se rend compte, c’est que partout sur le territoire [...] il y a eu plusieurs événements festifs qui rassemblaient des jeunes et de jeunes étudiants. Il ne faudrait pas s’étonner de voir encore des cas sortir dans les prochains jours », appréhende Mme Doucet-Michaud.

Parmi les 138 cas globaux dans le Bas-Saint-Laurent, 76 sont considérés comme rétablis. La région compte deux décès liés à la COVID-19. Personne n’est présentement hospitalisé pour des complications entraînées par le virus.

L’ElectroFest, qui a eu lieu il y a une semaine à Cacouna, et les soirées du bar La P’tite Grenouille de Rivière-du-Loup entre le 30 août et le 6 septembre sont au nombre des événements qui inquiètent les autorités.

Important de s’isoler

Le Dr Sylvain Leduc, directeur régional de la Santé publique du Bas-Saint-Laurent, a indiqué samedi que les gens qui y ont participé doivent impérativement surveiller l’apparition de la fièvre, de la toux, des difficultés respiratoires ou d’une perte de l’odorat dans les 14 jours suivants.

On leur demande, s’ils ont des symptômes, de s’isoler et de se faire dépister.

« Actuellement, mon équipe me souligne que certaines personnes identifiées comme des contacts à risque élevé ne s’isolent pas, a-t-il enchaîné. Plus que jamais, le moment est venu d’adopter des comportements responsables. »

« Nous poursuivons nos échanges avec la Sûreté du Québec et nous n’hésiterons pas à leur demander d’intervenir pour faire respecter l’isolement ou d’intervenir lors d’événements ne respectant pas les directives sanitaires. »

- Avec l’Agence QMI