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Des assurances pour animaux: pourquoi pas?

0912 WE - animaux
Photo courtoisie Alexandra Bélanger et Héro

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À moins d’être téméraire ou insouciant, il est normal de souscrire à une assurance dès que l’on a un bien de valeur. Souscrire à diverses assurances fait partie de nos mœurs et c’est parfois obligatoire. Alors pourquoi pas une assurance santé pour nos animaux chéris ?

Au Canada, pas moins de 300 000 chats et chiens ont bénéficié d’une couverture d’assurance en 2019. Ceci représente environ 1,5 % de tous les chats et chiens canadiens. Avec les frais vétérinaires en cas d’urgence, cela pourrait sans doute sauver des vies, car, qu’on se le dise : avoir un animal de compagnie, ça coûte cher.

Jessica Huard et Doogy
Photo courtoisie
Jessica Huard et Doogy

Selon les données de l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux, avoir un chien adulte peut facilement coûter entre 2500 $ et 3000 $ par année pour tous les frais d’entretien, incluant nourriture, accessoires, toilettage et soins de base vétérinaires. Des chiffres que l’on doit budgéter, mais qui ne couvrent pas les urgences, les accidents ou la maladie. C’est ici que les assurances pourraient faire la différence.

Comme le dit si bien Jessica Huard, technicienne en santé animale depuis 2002 : « C’est plus facile de prévoir 72 $ par mois à vie que de payer 6000 $ pour une chirurgie d’urgence non prévue dans le budget. » Mme Huard, qui assure Doogy, son caniche miniature, est très satisfaite. « Mon chien s’est retrouvé à l’urgence pour une intoxication [il avait mangé des comprimés de synthroid] puis pour une otite. » On parle de frais vétérinaires de plus de 2000 $, remboursés en grande partie (80 %) par les assurances.

Kristine Guertin, son conjoint et Lenny
Photo courtoisie
Kristine Guertin, son conjoint et Lenny

Bon investissement

Pour Geneviève Readman, de Mont-Joli, avoir une assurance pour son caniche royal, « c’est un excellent investissement ». Mme Readman a assuré Marguerite dès l’adoption. À l’âge de 11 mois, Marguerite a reçu un diagnostic de dysplasie de la hanche et reçoit donc traitements et médicaments pour sa condition. « C’est couvert par les assurances à 80 %. Juste avec ces dépenses, mes frais d’assurances sont déjà remboursés », me raconte la psychoéducatrice qui n’hésite jamais à consulter lorsque Marguerite ne semble pas bien aller. « C’est rassurant pour moi », précise Mme Readman qui a aussi consulté pour une infection urinaire et une dermatite bactérienne avec Marguerite.

Geneviève Readman et Marguerite
Photo courtoisie
Geneviève Readman et Marguerite

Alexandra Bélanger, enseignante en biologie au cégep de Saint-Hyacinthe, possède un cheval qu’elle assure chaque année. « En cas d’urgence, on reçoit un certain montant pour les soins », me raconte Mme Bélanger qui a dû utiliser ses assurances pour un ulcère de la cornée qui a dégénéré. « Mon cheval a quasiment perdu son œil », raconte la propriétaire. « Cela nous a permis, dans l’émotion, de ne pas avoir à penser au côté monétaire de la chose, surtout avec les enfants qui sont très attachés [au cheval]. »

Kristine Guertin et son conjoint ont été fort chanceux que leur nouveau chiot de 2 1⁄2 mois, Lenny, ait été assuré par son éleveur pour une durée de 6 semaines. À peine arrivée dans sa nouvelle maison, Lenny s’est fracturé le tibia lors d’une chute dans les escaliers. Vu en urgence, Lenny a eu un plâtre. « Nous avons pu réclamer plusieurs centaines de dollars aux assurances », dit Mme Guertin qui souscrit maintenant à une assurance accident et maladie pour Lenny.