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Quand invincibilité rime avec irresponsabilité

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Alors que le nombre de cas de COVID-19 augmente au Québec, que l’Estrie, l’Outaouais, Laval et Québec sont désormais des zones jaunes et que les fêtes étudiantes sont tout de même intenses, j’aimerais dire à mes pairs, les jeunes adultes, qu’il est irresponsable de se sentir invincible.

Dans les premières années de notre vie d’adulte, on a tendance à se sentir invulnérable, quasi immortel. C’est normal, même nécessaire pour avoir le courage de faire sa place dans le monde des grands.

Pourtant, avec la crise sanitaire, cet état d’esprit s’avère dangereux. Se sentir invincible, c’est mettre en danger la vie des autres. C’est se soustraire à ses responsabilités envers la société. 

Appartenir à la communauté

Même si c’est à la mode d’être en marge de la société lorsqu’on est jeune, en pandémie, il faut rester conscient des impacts que peut avoir une telle attitude. Les décisions que l’on prend n’ont pas seulement des répercussions sur notre vie. Elles peuvent avoir des conséquences dramatiques sur celle des autres.

Quand on décide de faire fi des recommandations des autorités de la Santé publique et qu’on se rassemble par dizaines, n’en ayant que faire de devenir des vecteurs du virus, qu’on se fiche que les hôpitaux soient débordés et que le personnel du réseau de santé soit exténué, c’est comme si on crachait au visage de la collectivité.

Nous faisons partie d’un tout, et nous devons agir en tant que tel.

La pandémie nous offre une belle occasion de nourrir notre sentiment d’appartenance à la communauté. 

Je serais fière de faire partie d’une génération de personnes responsables, qui regardent plus loin que leur petit nombril. Je serais soulagée de savoir que les jeunes agissent consciencieusement, dans le respect des plus vulnérables. 

On rend service à la société quand on évite de lui imposer notre sentiment d’invincibilité.