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Un début de procès perturbé par la COVID-19

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La COVID-19 a perturbé le début du procès d’une gardienne d’enfants au palais de justice de Chicoutimi. 

Stéphanie Frenette est accusée de voies de fait graves envers un bébé de 23 mois, survenus dans sa garderie en milieu familial de la rue Bégin à Chicoutimi, en février 2017.

Avant d’entendre un premier témoin, le juge Michel Boudreault a dû gérer l’espace dans la salle d’audience. Un maximum de 13 personnes seulement était autorisé dans la petite pièce du 2.07, au deuxième étage du palais de justice de Chicoutimi, incluant le juge, le personnel de la cour, les avocats, les enquêteurs, l’accusée et le témoin.

Le magistrat a finalement permis qu’une vingtaine de personnes soient dans la salle. Il a tenu compte du fait que les membres des cellules familiales des proches des deux parties peuvent s’asseoir à moins de deux mètres les uns des autres. 

Le juge a aussi autorisé l’utilisation de la salle habituellement consacrée à la célébration des mariages civils afin de permettre aux autres membres des familles et aux médias de suivre le procès par visioconférence.

La première personne amenée à la barre a été le père de l’enfant. Il a raconté qu’avant les faits, son garçon était normal, avec un retard au niveau du langage. Il ne disait que 6 ou 9 mots à l’âge de 23 mois.

Selon le père, c’est pour stimuler cette faiblesse et aider son côté social que le CLSC avait recommandé aux parents d’envoyer leur enfant dans une garderie.

Lorsque les faits allégués de voies de fait graves seraient survenus, le bambin fréquentait la garderie depuis une semaine seulement.

Le père devait témoigner toute la journée.