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Du voile à la loi 101

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«Je pense que les institutions fédérales d’envergure devraient respecter les lois québécoises... Je pense que c’est une question de respect.»

En quelques mots, sans tambour ni trompette, Erin O’Toole a scellé l’avenir du débat sur la sauvegarde du français au Québec sur la scène fédérale.

  • Écoutez Emmanuelle Latraverse sur QUB radio:

Le Parti conservateur joint donc sa voix au Bloc québécois et au NPD pour reconnaître au Québec le droit d’imposer la Charte de la langue française aux entreprises de juridiction fédérale.

Officiellement, le Parti libéral de Justin Trudeau y réfléchit. « On va toujours faire en sorte que les francophones aient la sécurité linguistique, » a expliqué laconiquement la ministre Mélanie Joly. 

Tout comme dans le débat sur la laïcité, les libéraux sont coincés entre leurs principes idéologiques multiculturalistes et leurs intérêts électoraux. 

Difficile en effet d’être apôtre du bilinguisme canadien et de reconnaître du même souffle le droit du Québec, non seulement à s’y soustraire, mais à imposer l’unique langue française au Québec.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Un changement de donne profond

La modernisation de la loi 101 promise par le gouvernement Legault promet de s’imposer sur la scène fédérale au même titre que la loi 21 sur le port des signes religieux en 2019.

On débattra largement du prix politique potentiel à payer pour les libéraux. 

Le Bloc québécois ne lui fera pas de quartier. Fort de l’appui des autres partis d’opposition, il aurait même le pouvoir de faire adopter une loi fédérale pour assujettir les entreprises fédérales à la loi 101.

Peu importe l’issue de ce débat, l’appui d’Erin O’Toole marque une victoire importante pour François Legault.

La majorité des partis politiques à Ottawa reconnaissent maintenant le droit fondamental du Québec de protéger son identité.

La vague orange de 2011 et la reconnaissance de la nation québécoise par Stephen Harper en 2006 y sont certainement pour quelque chose.