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Les Islanders, le modèle à suivre

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Photo d'archives Jean-Gabriel Peageau (#44) et Derick Brassard (#10) sont deux acquisitions du dg des Islanders, Lou Lamoriello.

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Les Islanders de New York ne gagneront probablement pas la coupe Stanley, mais ils sont dans le carré d’as et à mon avis, cette formation est présentement le modèle à suivre pour le directeur général du Canadien, Marc Bergevin.

Pourtant, il y a deux ans, on ne donnait pas cher de la peau des Islanders après le départ de John Tavares. 

Leur avenir semblait morose, mais le bon vieux Lou Lamoriello a rebâti cette équipe avec quelques bonnes décisions, dont l’embauche de l’entraîneur, Barry Trotz, qui venait de mener les Capitals de Washington aux grands honneurs.

Personne ne croyait aux Islanders en 2018-2019, mais ils ont récolté 103 points et balayé les Penguins de Pittsburgh au premier tour des séries avant de s’incliner devant les Hurricanes de la Caroline. Le système de Trotz a permis à ses gardiens, Thomas Greiss et Robin Lehner, de gagner le trophée Jenning (moins de buts accordés durant la saison).

Cette année, ils étaient encore dans la lutte au Jennings et ils sont maintenant dans le carré d’as. C’est une claque au visage de plusieurs directeurs généraux, dont Bergevin. 

Avec Trotz, les Islanders ont appris à gagner des matchs de 2 à 1 et à ne pas se laisser entraîner dans des duels de 5 à 4 et 6 à 5 comme le CH.

Trotz a réussi à faire des Islanders une équipe responsable, ce que Mike Babcock et Claude Julien n’ont pas réussi à Toronto et à Montréal, respectivement. Par contre, on a vu en séries éliminatoires que la troupe à Julien avait progressé à ce chapitre. On remarque aussi que les formations qui ont du succès présentement accordent peu de buts. 

Bergevin en a pris bonne note et ses deux dernières acquisitions le démontrent, soit le gardien Jake Allen et le défenseur Joel Edmundston. Il veut réduire le nombre de buts alloués.

Le trophée Jennings à Montréal ?

Gagner le trophée Jennings n’est pas nécessairement un objectif en soi, mais les équipes qui sont dans la course au Jennings, sont toujours difficiles à battre et peuvent surprendre n’importe quelle formation en séries.

Si les Islanders sont candidats au trophée Jennings depuis deux ans avec des gardiens comme Greiss, Lehner et Semyon Varlamov ainsi qu’une défensive équilibrée, il n’y a aucune raison pour laquelle le Canadien ne serait pas dans cette compétition avec Carey Price et Allen devant le filet.

De plus, l’addition d’Edmonton, et possiblement du jeune Alexander Romanov apporte plus de profondeur à la défensive menée par Shea Weber, Jeff Petry, Ben Chiarot et Brett Kulak. Victor Mete et Xavier Ouellet sont également dans le portrait.

On peut dire qu’à l’arrière, c’est solide. Toutefois, pour être dans la course au trophée Jennings, ça prend des attaquants qui veulent jouer dans les deux sens de la patinoire et ce ne sont pas les plus belles qualités de Tomas Tatar, Max Domi ou Jonathan Drouin.

On voit ces qualités chez les jeunes Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi. Mais il manque toujours un attaquant de premier plan et lorsque je regarde Alexander Radulov à Dallas, je me dis que Bergevin aurait dû offrir davantage pour le garder à Montréal.

Le tout pour le tout

C’est maintenant qu’il doit être créatif et jouer le tout pour le tout pour obtenir un joueur étoile à l’attaque. On rêve à Taylor Hall et une acquisition du genre ne ferait pas du Canadien une puissance comme celle du Lightning de Tampa Bay, mais en jouant de la bonne façon, le CH n’aurait rien à envier aux Islanders.

Bergevin est sur la bonne voie. Il lui reste toutefois à frapper le coup de circuit.

Entrefilets

Bien mérité Lamoriello

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Photo d'archives, AFP

Le directeur général des Islanders, Lou Lamoriello n’a pas volé le trophée Jim-Gregory, remis au dg de l’année. On le croyait fini, mais il a fait tout un travail avec les Islanders. Il a ressuscité cette équipe. Et dire qu’il aura 78 ans le mois prochain. Mon choix était toutefois Julien BriseBois, du Lightning. Il sera peut-être récompensé avec la conquête de la coupe Stanley.


Bonne retraite Ron !

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Photo d'archives

Ça m’a surpris d’apprendre que Ron Fournier accrochait son micro et je lui en souhaite une belle. Il l’a bien mérité. Je l’écoutais religieusement dans mon enfance et comme j’étais trop timide pour lui parler en ondes, c’est ma mère qui lui parlait lorsqu’on pouvait avoir la ligne téléphonique. On l’appelait souvent, mais on ne l’a eu que deux fois en 10 ans. Ron est pratiquement une légende. Lorsqu’il est venu me saluer la première fois dans le vestiaire du CH, c’est moi qui étais impressionné de le voir. Quel homme sympathique !


Une finale Dallas-Tampa ?

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Photo AFP

À l’heure où j’écris ces lignes, on se dirige vers une finale entre le Lightning et les Stars de Dallas. Rick Bowness a fait tout un travail avec les Stars après avoir succédé à Jim Montgomery. Il a tellement bien fait comme entraîneur par intérim que le directeur général, Jim Neil, lui a offert la poste pour la prochaine saison. Dire qu’il pourrait atteindre la finale avec son gardien numéro 2 entre les poteaux puisque Ben Bishop est blessé. J’ai hâte de voir quel genre de contrat va décrocher Anton Khudobin l’an prochain, lui qui profitera de son autonomie.


J’aurais choisi Tortorella

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Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

Je ne veux rien enlever à Bruce Cassidy qui a reçu le trophée Jack-Adams comme entraîneur de l’année avec les Bruins de Boston, mais j’aurais choisi John Tortorella, des Blue Jackets de Columbus. C’est incroyable ce qu’il a réalisé avec une équipe qui a perdu trois joueurs d’impact : Sergei Bobrovsky, Artemi Panarin et Matt Duchene avant le début de la saison. Ceci dit, les Bruins ont connu toute une année. Qui sait ce qui serait arrivé en séries si Tuukka Rask n’avait pas quitté la bulle.

– Propos recueillis par Gilles Moffet