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Sept-Îles: 4000 tonnes de roches retirées d'une plage

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Les restes d'anciens murs de protection de berges qui encombraient une plage du secteur Clarke, à Sept-Îles, disparaîtront. Près de 4000 tonnes de roches et divers matériaux seront retirées au cours des prochaines semaines et la nature reprendra ses droits.

L’érosion côtière a fait des ravages dans ce secteur. Des résidences ont été déplacées au cours des dernières années à mesure que les vagues grugeaient des terrains. Pour protéger le talus, des résidents ont construit des murs qui n’ont pas résisté.

«Au début des années 90, à l’origine c’était des enrochements privés qui avaient comme but de protéger les terrains. Ces roches se sont écroulées en 2016 lors d’une tempête hivernale. Les roches sont sur la plage depuis», a expliqué la chargée de projet au Comité ZIP Côte-Nord du Golfe, Cynthia Thibault.

L'organisme gère un projet de 160 000 $ visant à débarrasser de la plage, les traces des anciens murs de roches. Tous les matériaux utilisés pour leur construction et qui n’ont pas disparu dans le sable seront ramassés.

L’objectif du projet, financé en grande partie par le Plan de protection des océans du gouvernement fédéral, est de restaurer un site de fraie du capelan, ce poisson qu’on retrouve en abondance dans le Saint-Laurent et qui se reproduit au printemps en venant féconder ses œufs sur la plage.

Au cours des consultations entourant le projet, quelques résidents ont exprimé des craintes.

«C’est sûr que les propriétaires avaient un certain sentiment que les roches continuaient à protéger un peu leur terrain, a soutenu Mme Thibault. Mais au cours des consultations, on a fait venir plusieurs experts qui ont expliqué la situation et la dynamique de la plage. La plupart ont compris le pourquoi du projet.»

Deux autres projets de réhabilitation de l'habitat du capelan seront menés d’ici 2022.