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3 heures d’attente pour un test

Un agent de sécurité refoulait les automobilistes en début de soirée à Fleur de Lys

Dépistage massif école Sans-Frontière
Photo Dominique Lelièvre Victorine Hassan Abdoulaye appuie l’idée de tester tous les élèves de l’école primaire Sans-Frontière, que fréquentent ses deux garçons de 5 et 10 ans. «C’est vraiment une bonne idée, là, on va s’assurer de savoir qui est infecté et qui ne l’est pas», dit-elle.

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Il fallait s’armer de patience encore hier afin de subir un test de dépistage alors que des citoyens ont attendu jusqu’à trois heures à bord de leur voiture sur le site de Fleur de Lys, à Québec. 

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En début de soirée, le serpentin de véhicules semblait un peu moins long, mais la scène était trompeuse.

« On ferme parce qu’on risque de défoncer la fin prévue à 20 h », a mentionné un agent de sécurité qui refoulait les conducteurs à l’entrée.

« Ça m’a pris trois heures, je suis arrivée à 15 h 30 », a lancé une automobiliste qui sortait du garage, heureuse de pouvoir quitter les lieux.

Vendredi dernier, les autorités ont mentionné que le temps d'attente s’améliorait et qu’il était en moyenne de 15 à 60 minutes.

Le dépistage massif de plus de 300 élèves et membres du personnel qui fréquentent l’école primaire Sans-Frontière, à Québec, a commencé hier matin dans le gymnase de l’établissement.
Photo Dominique Lelièvre
Le dépistage massif de plus de 300 élèves et membres du personnel qui fréquentent l’école primaire Sans-Frontière, à Québec, a commencé hier matin dans le gymnase de l’établissement.

Toujours dans le secteur Vanier, le dépistage de plus de 300 élèves et membres du personnel de l’école primaire Sans-Frontière a commencé hier matin.

Dans cette école, trois élèves de deux groupes-classes ont reçu un diagnostic positif de COVID-19, ainsi que « moins de cinq » employés.

En raison d’un risque de transmission jugé « faible », la Santé publique a recommandé que des prélèvements soient faits sur toute personne qui fréquente l’endroit, une première dans la région.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale évoque une éclosion « circonscrite » et une démarche préventive.

Une clinique mobile et deux équipes de dépisteurs seront sur place encore aujourd’hui. Tous les élèves, de la maternelle 4 ans à la 6e année, doivent y passer, de même que tout le personnel d’enseignement, du service de garde et de l’administration.

Parents préoccupés

« La situation de la COVID-19 nous préoccupe, mais l’école fait tout pour éviter la propagation du virus », a noté André Pablo, père de deux fillettes.

Les deux classes officiellement touchées par la COVID-19 ont été retirées du milieu scolaire pour 14 jours. À moins de présenter des symptômes, les enfants peuvent demeurer dans l’école.

Une autre maman, Sandra Chrétien, s’est dite rassurée. « C’était le risque à prendre de rouvrir les écoles. On va vivre avec si ça arrive, c’est tout. Je ne suis pas inquiète du tout » a-t-elle mentionné.

Par ailleurs, le bar Le Sacrilège, sur la rue Saint-Jean, a pris la décision de fermer pour faire tester tous ses employés. Un client aurait reçu un test positif à la suite d’une visite au bar.

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