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Et après, on fait quoi?

Semaine de trois matchs, et ensuite le néant pour la troupe de Thierry Henry

FBL-CONCACAF-SAPRISSA-MONTREAL
Photo d'archives L’exil aux États-Unis pour une série de trois matchs ne s’annonce pas facile pour Thierry Henry et ses protégés.

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Maintenant que cette nouvelle portion du calendrier régulier est derrière lui, l’Impact doit se tourner vers la suite des choses, et pour le moment, on ne sait rien au-delà des trois prochaines rencontres.

Cette année 2020 aura été exceptionnelle pour tous les circuits sportifs, et dans l’ensemble, la MLS s’en tire plutôt bien même si on a un peu l’impression que les décisions sont prises au fur et à mesure plutôt qu’en respectant une vision d’ensemble.

Le circuit Garber a bien réagi en organisant son tournoi de reprise à Orlando au cours de l’été, ce qui a permis aux équipes d’ajouter trois rencontres à la saison régulière.

Puis il y a eu cette série de six matchs pour tout le monde. Pour les équipes canadiennes, ça signifiait de disputer trois matchs à domicile et trois autres à l’étranger contre les deux autres rivaux nationaux.

Exil

Mais c’est à compter de ce week-end que les choses vont réellement se corser pour l’Impact, le Toronto FC et les Whitecaps de Vancouver.

En effet, les clubs canadiens vont devoir s’exiler aux États-Unis pour les trois prochains matchs qui seront disputés en moins de deux semaines. Et pour le moment, on ne sait pas quelle sera la suite.

Après ces trois matchs au sud de la frontière, soit les équipes canadiennes vont rentrer au pays et devront se mettre en quarantaine sans entraînement pendant 14 jours, soit elles vont rester aux États-Unis afin de poursuivre le calendrier de la MLS.

Tout est rendu plus compliqué par la fermeture de la frontière, qui fait en sorte que les équipes américaines ne peuvent pas venir disputer un match au pays sans devoir préalablement se mettre en quarantaine, et par le fait que si ce sont les clubs canadiens qui font le voyage, il ne leur est pas possible de faire une quarantaine modifiée qui leur permettrait au moins de sortir de la maison afin d’aller au centre d’entraînement.

C’est donc dire que partir pour les États-Unis signifie pour eux un retour avec une pause de 14 jours et un genre de nouveau camp d’entraînement afin de reprendre le rythme. Ce n’est vraiment pas l’idéal. 

Vingt matchs

La presque totalité des équipes a disputé 11 rencontres et en sera à 14 après cette nouvelle phase.

C’est donc dire qu’il restera encore six rencontres à disputer pour conclure le calendrier régulier puisque la MLS a l’intention de présenter une saison de 20 matchs.

Dans un cas pareil, les formations canadiennes devraient prolonger leur exil puisqu’avec la recrudescence des cas depuis la rentrée, il n’y a aucune chance que le gouvernement canadien assouplisse ses règles sur le transit transfrontalier.

On peut tout de suite deviner que conclure la saison sera extrêmement difficile pour l’Impact, le Toronto FC et les Whitecaps, tout en présumant qu’il risque d’y avoir un désistement ou deux.

Dommage

C’est dommage que les choses se dessinent de cette façon puisque l’Impact commence à jouer du bon soccer sous le système de Thierry Henry, qui est de mieux en mieux assimilé.

« C’est vrai qu’on a trouvé une assisse qui fait qu’on a un certain équilibre sur le plan offensif et défensif », a reconnu Henry lors de son point de presse de mardi.

Mais son XI type sera appelé à changer, car les trois prochaines rencontres seront disputées en l’espace de seulement huit jours entre le 20 et le 27 septembre. Et rappelons que l’équipe aura à peine le temps de revenir de Vancouver avant de prendre la direction de Philadelphie, samedi ou dimanche.

« Dans la prochaine phase, il va y avoir des matchs tous les trois jours, alors il va falloir faire des changements, reconnaît Henry. Il va aussi falloir s’adapter aux blessures. »

Parce qu’à jouer à ce rythme tout en voyageant beaucoup, il risque en effet d’y avoir des blessures.

Utile

Et il faut se demander si Henry sera privé d’un élément important si le séjour aux États-Unis devait se prolonger.

Saphir Taïder n’a jamais hésité à exprimer ses réserves face à une telle éventualité. Il est père de quatre jeunes enfants, dont le dernier est né au début du mois.

Pour lui, il est « impensable » de quitter sa famille pour une période prolongée, ce qu’il a déjà fait une fois cette saison en allant à Orlando. Et son absence pourrait être lourde parce qu’il a un rôle important dans le système de Thierry Henry.

« On a une façon de défendre qui fait que Saphir se trouve dans un endroit où il peut avoir la balle et où des gens peuvent faire des appels sur lui.

« Quand il respecte la structure, ça devient un très bon joueur. Dans la façon qu’il va presser quand on n’a pas le ballon, c’est un joueur important pour nous. »

On devrait au moins être fixés sur la suite des choses dans les prochains jours.