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Fermez les bars, maintenant !

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Le gouvernement Legault doit ordonner la fermeture des bars. Si ce n’est pas maintenant, ce sera partie remise dans quelques semaines. Autant le faire immédiatement !

Au début du mois, le nombre de cas par jour jonglait aux alentours de 100. Hier, c’était 292 nouveaux cas.

Deux cent quatre-vingt-douze cas, c’est probablement 400 cas dans une semaine et 800 la semaine suivante. C’est le principe de la courbe exponentielle.

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Le gouvernement doit donc trouver une façon de marquer le coup devant une population moins à l’écoute et un virus qui rôde toujours.

C’est même l’occasion de prendre quelques pas d’avance sur le virus. Devenir proactif plutôt que réactif.

Bars

Le problème n’est pas les restrictions non respectées dans les bars. Le problème, c’est la logique même du bar, qui est inextricablement opposée à la logique pour combattre le virus.

Pour le virus, rien de mieux qu’un endroit fermé, dense et peuplé pour s’y propager allègrement.

Les statistiques en témoignent d’ailleurs : contrairement à la première vague, le virus atteint aujourd’hui principalement les jeunes.

Les bars ont été le théâtre de nombreux foyers d’éclosion. 

Résultat : ces foyers deviennent peu à peu des brasiers, et deviendront demain des feux de forêt incontrôlables.

Imaginez lorsque l’automne et l’hiver se pointeront et que les clients se déplaceront à l’intérieur. Le chaos, je vous dis, peut-être même un K.-O...

Gouverner

Cette décision, pour le gouvernement, doit être extrêmement ardue à prendre. Des projets, des entreprises et des emplois sont en jeu.

Mais gouverner implique de trancher, de ne pas succomber à la pression des particuliers pour l’intérêt collectif.

Le gouvernement Legault n’a plus les excuses malencontreuses de la première vague. Il sera jugé selon les mesures mises en place et le bilan au Québec. Il n’aura pas de troisième chance.

Il a maintenant le devoir de prévoir aujourd’hui, ce qui arrivera demain.