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La consécration du «bon gars»

D’anciens coéquipiers de Rick Bowness avec les Remparts de Québec se réjouissent de ses succès

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Photo AFP Natif de Moncton, l’entraîneur-chef des Stars de Dallas, Rick Bowness, a fait ses débuts dans le hockey junior avec les Remparts de Québec, entre 1972 et 1974.

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L’entraîneur-chef des Stars de Dallas, Rick Bowness, a traîné son baluchon aux quatre coins de l’Amérique du Nord, mais c’est à Québec que tout a débuté pour lui. Membre des Remparts de Québec entre 1972 et 1974, ses anciens coéquipiers se réjouissent des succès de celui qu’ils qualifient de « bon gars ».

Bowness a remporté la Coupe du Président avec les Remparts en 1972-1973, jouant un rôle plus effacé au sein d’une équipe comptant notamment sur André Savard, Jacques Locas et Guy Chouinard, mais il n’a pas eu la chance de vivre la consécration de la saison suivante puisque les Remparts l’ont négocié en cours de saison au Bleu-blanc-rouge de Montréal.

En 64 parties dans l’uniforme des Diables rouges, il aura inscrit un total de 54 points. 

« On avait une très bonne équipe et Rick était arrivé avec un style de jeu plus énergique. Il faisait sa job dans les deux côtés de la patinoire », se remémore Guy Chouinard, qui a côtoyé Bowness lors de ses deux saisons à Québec avant de le retrouver comme coéquipier avec les Flames d’Atlanta, entre 1975 et 1977.

« Ce n’était pas le meilleur patineur, mais c’était un gros bonhomme qui avait de super mains, ajoute quant à lui l’ancien défenseur Jean Gagnon. Ce n’était pas le gars qui parlait le plus fort, mais il prenait sa place dans le vestiaire. »

« LE BON GARS »

Le Journal a d’ailleurs contacté trois anciens coéquipiers pour la rédaction de ce texte et, sans se parler, autant Chouinard que Gagnon et Savard ont utilisé le même terme pour le décrire : « un bon gars ».

« C’était un très bon coéquipier et il s’était bien intégré même s’il parlait anglais. Son français s’était développé. Quel bon gars il est ! [...] En regardant la manière dont il se comporte derrière le banc, il n’a pas changé et c’est la même personne. On dirait même qu’il n’a pas vieilli ! C’est le genre de gars avec qui tu t’assois autour d’une bière et tu es sûr d’avoir du bon temps. Tu ne peux pas ne pas aimer un gars comme lui », ajoute Chouinard qui avait été invité au mariage de Bowness au milieu des années 70.

De son côté, Savard ne l’a côtoyé que lors d’une saison avec les Remparts, la première de Bowness avec l’équipe. Toutefois, leur parcours respectif dans le monde du hockey a fait en sorte qu’ils se sont souvent croisés.

« C’est un bon gars, et il mérite ce qu’il lui arrive. Quand on se voyait, on se rappelait notre passage avec les Remparts. »

UNE LONGUE CARRIÈRE

Repêché en deuxième ronde par les Flames d’Atlanta lors du repêchage de la LNH de 1975, Bowness n’a jamais réellement été en mesure de s’implanter dans le grand circuit. De 1975 à 1984, il n’aura disputé que 173 matchs de saison régulière dans la LNH, faisant plus souvent la navette entre les rangs mineurs et la grande ligue. 

Après deux dernières saisons professionnelles avec les Jets de Sherbrooke, dont une en tant que joueur-entraîneur, il a débuté sa carrière d’entraîneur en 1984-1985 lorsqu’il a accepté le poste d’adjoint avec les Jets de Winnipeg.

Depuis ce temps, il n’a passé que deux saisons loin de l’action en incluant la saison du lockout de 2004-2005. S’il a passé la majorité de sa carrière dans le rôle d’adjoint, il avait tout de même obtenu le mandat d’être le premier entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa, en 1992-1993.

Et la coupe Stanley, il y a presque touché à deux reprises en tant qu’entraîneur adjoint, soit en 2011 alors que les Canucks de Vancouver s’étaient inclinés en sept parties contre les Bruins de Boston, puis en 2015, lorsque les Blackhawks de Chicago avaient défait le Lightning de Tampa Bay en grande finale. 

Mais il s’agit d’une première pour lui en tant qu’entraîneur-chef.

« Ça fait longtemps qu’il est là et c’est signe qu’il a fait son travail. Il est resté le même. Ce qu’on voit à la télévision, c’est lui », mentionne Gagnon.

« D’avoir duré aussi longtemps, ça démontre quel genre de personne il est et c’est tout à son honneur [...] Il y a toujours de la place pour les bonnes têtes de hockey et le fait de travailler avec des jeunes joueurs, tu changes et je suis persuadé qu’il n’est plus le même coach aujourd’hui qu’il était avec Ottawa », de renchérir Chouinard, qui souhaite une victoire des Stars de Dallas en finale.
– Avec la collaboration de Roby St-Gelais