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La mairesse de Longueuil se dit victime d’attaques personnelles

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Montrée du doigt pour avoir tardé à annoncer qu’elle était atteinte de la COVID-19 la semaine dernière, la mairesse de Longueuil a dû se défendre lors du conseil municipal, mardi soir, s'estimant victime d’attaques personnelles.

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«J’aurais pu n’avertir personne, parce que c’est de l’ordre personnel!» a lancé Sylvie Parent par visioconférence. 

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«Monsieur le président, je vais vous demander d’agir à titre de président pour que les attaques personnelles ne fassent pas partie du débat présentement», a ajouté la mairesse.

Sylvie Parent assure avoir respecté les règles de la Santé publique après avoir reçu un résultat positif au dépistage de la COVID-19.

«Le processus qui m'a amenée à dénoncer des gens avec qui j'avais été en contact ou pas, à moins de deux mètres, plus de 15 minutes sans masque, ce sont les règles que la Santé publique m'a demandé de donner, comme liste de personnes à risque. Toutes les autres ont été averties par précaution. Honnêtement, j'ai respecté ce que la Santé publique m'a demandé de remplir comme documents. Les personnes qui sont entrées dans mon deux mètres, sans masque, pendant plus de 15 minutes, ont été avisées. J'ai fait ce qu'on m'a demandé de faire», a-t-elle soutenu.

Le chef de l'opposition officielle à la Ville de Longueuil, Xavier Léger, a rappelé mercredi que la mairesse Parent avait mis 48 heures avant de dévoiler qu'elle était atteinte de la COVID-19, le 8 septembre dernier. Il a dénoncé les propos tenus par Mme Parent au conseil municipal de mardi, suivant lesquels elle n'aurait pu «avertir personne».

«La déclaration de la mairesse est complètement déconnectée de la réalité des derniers mois, a déclaré M. Léger, par communiqué. Les élus sont tenus à des standards plus élevés que le reste de la population. Nous avons la responsabilité d’être exemplaires et d’aller au-delà du respect minimal des consignes. La mairesse de Longueuil ne semble pas avoir tiré les bonnes leçons des derniers jours, car elle s’entête à défendre son manque de prudence envers les gens qu’elle a pu côtoyer dans les dernières semaines.»

Des symptômes dès le 4 septembre

La mairesse de Longueuil a commencé à ressentir des symptômes de la COVID-19 le vendredi 4 septembre. Elle s'est soumise à un test le lendemain et a eu son résultat dimanche. Ce n’est que mardi matin, soit deux jours plus tard, qu’elle a annoncé publiquement, par communiqué de presse, qu’elle était atteinte de la maladie.

Cette annonce a poussé de nombreuses personnalités politiques à se placer en confinement préventif, parce qu’elles avaient côtoyé Mme Parent lors d’événements publics où des règles sanitaires strictes étaient en place.

La plupart des politiciens qui s’étaient placés en isolement parce qu’ils avaient côtoyé la mairesse de Longueuil ont obtenu un résultat négatif au test de dépistage de la COVID-19.

L’isolement de certains d’entre eux, dont le ministre des Transports François Bonnardel, devait se terminer mercredi.