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Québec quadruple la mise du Panier Bleu

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Québec quadruple la mise dans son projet de site internet de produits québécois, le Panier Bleu, en y ajoutant 3,15 millions $, mais le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, émet des doutes sur la possibilité d’en faire une plateforme transactionnelle semblable à Amazon.

«On pourrait-tu avoir demain matin le fameux Amazon Québec dont on parle depuis des années? Je pense que tout le monde aimerait voir ça, mais je pense qu’il faut être réalistes», a-t-il indiqué mercredi après l’annonce de l’injection de cette nouvelle somme.

Selon Pierre Fitzgibbon, plusieurs problématiques persistent quant à la mise en la mise d’une plateforme transactionnelle québécoise, à commencer par la promotion des produits locaux.

«Parce qu’on veut acheter local, mais pas à une prime de 25% par rapport aux étrangers», a-t-il indiqué.

Amazon a investi des «centaines de millions» dans la mise en place d’une chaîne logistique, a rappelé Pierre Fitzgibbon en émettant des doutes sur la possibilité pour le gouvernement d’investir de telles sommes dans le cas du Panier Bleu.

«Quand on produit des biens à Rivière-du-Loup, comment on peut s’assurer qu’ils soient disponibles le lendemain matin à Rouyn-Noranda? Ce n’est pas évident», a-t-il dit.

Grâce aux 3,15 M$ de plus ajoutés au projet mercredi, les consommateurs pourront trouver les produits qu’ils souhaitent acheter en accédant en temps réel aux stocks des commerçants inscrits au Panier Bleu.

Québec avait injecté 975 000 $ pour la création du Panier Bleu, dont le lancement a été annoncé en pleine pandémie, le 5 avril dernier. La plateforme est dirigée par une organisation à but non lucratif, dans laquelle est notamment impliqué Alexandre Taillefer.

Le directeur de la section Québec de la Fédération des contribuables canadiens, Renaud Brossard, reproche toutefois au gouvernement Legault de «gaspiller» 3,15 millions $ dans une «version web ratée des Pages Jaunes».

«Les commerçants québécois ont besoin d’aide, mais la solution n’est pas de faire une version coûteuse, aux frais des contribuables, de ce que les Québécois peuvent déjà faire grâce à Google. Si le ministre veut aider les commerçants québécois à rester en affaires, il ferait mieux de réduire leurs impôts et simplifier la paperasse», a-t-il indiqué par voie de communiqué mercredi.

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