/entertainment/movies
Navigation

Plongeon réussi pour le film Nadia, Butterfly

Festival de cinéma de la ville de Québec
Photo courtoisie Ariane Mainville et Katerine Savard, sur le tapis rouge.

Coup d'oeil sur cet article

Y a-t-il une vie après le sport de haut niveau ? C’est la question qui est au cœur du très beau nouveau film de Pascal Plante, Nadia, Butterfly, un drame sensible et émouvant qui relate la crise existentielle d’une nageuse en fin de carrière.

Présenté mercredi soir en ouverture du Festival de cinéma de la ville de Québec après avoir été retenu dans la sélection officielle de Cannes au printemps dernier, Nadia, Butterfly suit le destin de Nadia (Katerine Savard), une nageuse de 23 ans qui participe à ses derniers Jeux olympiques, à Tokyo, après avoir pris la décision surprenante de mettre fin à sa carrière.

Martin Villeneuve a présenté son court métrage Imelda 2 : le notaire. Il était en compagnie du comédien Robert Lepage et de son père, Jean Villeneuve.
Photo courtoisie
Martin Villeneuve a présenté son court métrage Imelda 2 : le notaire. Il était en compagnie du comédien Robert Lepage et de son père, Jean Villeneuve.

Soulignons-le d’entrée de jeu : Nadia, Butterfly n’a rien du drame sportif classique qui se conclut par la victoire triomphale du héros. Ici, Nadia remporte sa dernière médaille au tout début du film. Pascal Plante a plutôt voulu montrer la solitude et la mélancolie qui habite ce personnage après ce dernier moment de gloire. Ayant perdu ses repères après avoir choisi de tourner la page sur ce sport auquel elle a consacré toute sa vie, Nadia se mettra à errer dans le dépaysant centre-ville de Tokyo et dans le village olympique qu’elle voit désormais d’un autre œil.

Pour cette première expérience en tant qu’actrice, la nageuse et médaillée olympique Katerine Savard donne vie au personnage de Nadia en lui apportant une authenticité et une fragilité émouvante. Également nageuse professionnelle, Ariane Mainville insuffle quant à elle une belle énergie au personnage de Marie-Pierre (la meilleure amie de Nadia).

Seulement cent personnes étaient admises dans la salle où était présenté le film.
Photo courtoisie
Seulement cent personnes étaient admises dans la salle où était présenté le film.

Réaliste

Sur le plan technique, Pascal Plante (Les faux tatouages) a aussi accompli un boulot remarquable en recréant de façon très réaliste les coulisses et l’ambiance des Jeux olympiques avec un budget modeste (1,6 M$). 

Certaines scènes relèvent du tour de force. On pense notamment à la séquence d’ouverture du film, tournée en plan-séquence, qui suit les nageuses dans l’eau pendant un entraînement particulièrement éprouvant. Saisissante, la scène de la dernière compétition de Nadia, une épreuve de relais 4 x 100 m, en met aussi plein la vue. Une belle réussite.  

  • Nadia, Butterfly (3,5/5)  

Un film de Pascal Plante

Avec Katerine Savard, Ariane Mainville et Pierre-Yves Cardinal