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Près de 20% de récalcitrants à l’isolement au Bas-Saint-Laurent

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Pas moins de 20 % des personnes contaminées à la COVID-19 au Bas-Saint-Laurent ne respectent pas la période d’isolement recommandée, au grand désarroi de la Direction régionale de santé publique.

L’explosion de cas a été causée par plusieurs rassemblements, d’étudiants notamment, survenus dans les dernières semaines. La région, qui avait un bilan exemplaire jusqu’à tout récemment, vient de passer en mode préalerte et doit maintenant gérer des récalcitrants qui pourraient bien empirer la situation. 

« Ce 20 %, ce n’est pas la majorité, mais c’est déjà trop », laisse tomber Ariane Doucet, porte-parole au CISSS du Bas-Saint-Laurent. « On réussit, la majorité du temps, à finir par convaincre les gens de respecter leur isolement, mais c’est très difficile pour ce 20 % qui est beaucoup moins collaborant », poursuit-elle. 

« Très difficile »

Mardi, le directeur régional de santé publique, le Dr Sylvain Leduc, a imploré les personnes atteintes de respecter la période d’isolement. Il a également demandé à la Sûreté du Québec d’augmenter ses inspections afin de sévir auprès des récalcitrants.   

Mais intervenir auprès des gens qui ne respectent pas leur isolement n’est pas aussi simple que de faire appliquer le port du masque ou la distanciation, souligne la Santé publique.

« Émettre une ordonnance légale, c’est très difficile, car on doit prendre la personne sur le fait. On ne peut pas se fier à des témoignages ou des ouï-dire. Mais avec les réseaux sociaux, on est capable de prouver que la personne n’a pas respecté son isolement. Dans ce cas-là, c’est vraiment des ordonnances légales et c’est à la Sûreté du Québec (SQ) de les appliquer », indique la porte-parole. 

« Inacceptable »

Mercredi, la mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet, a joint sa voix à celle du Dr Leduc. 

« La région doit se ressaisir, on doit faire mieux », a-t-elle souligné dans un communiqué. 

« En quelques jours à peine, nous sommes passés du meilleur bilan régional à l’un des pires, ce qui est tout à fait inacceptable, a-t-elle déploré. Le combat contre le coronavirus est collectif. Pour gagner, il faut que tout le monde soit vigilant et c’est plutôt un relâchement qu’on observe actuellement sur le terrain. » 

En fin de journée, mardi, la SQ n’était pas en mesure de s’avancer sur les possibilités de donner des amendes à ceux qui ne respectent pas leur période d’isolement, dans la mesure où elle a appliqué une ordonnance légale.