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Sur place 5 heures avant l’ouverture pour passer un test

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Alors que huit régions du Québec se trouvent désormais en préalerte jaune, l’achalandage pour le dépistage de la COVID-19 ne dérougit pas.

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C’est le cas notamment au Colisée Jean-Béliveau, à Longueuil, où les files d’attente de véhicules étaient déjà longues un peu avant 8h mercredi matin.

Des dizaines de personnes sont arrivées particulièrement tôt, avant même que la clinique n’ouvre ses portes à 10h, par s’assurer de pouvoir passer le test.

La clinique affichait déjà complet à 10h30, mardi, et mercredi, c’était plutôt à 9h30 qu’on invitait déjà les gens à rebrousser chemin.

«Ce matin, avec le corps policier, on va distribuer les coupons de façon très très rapide de manière à ce que les gens retournent à la maison, et qu’ils n’aient pas à attendre à l’auto pendant trois-quatre heures. Hier, on a atteint des attentes d’à peu près deux heures», a expliqué Mélanie Malenfant, du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est.

Elle ajoute que la mise en place de telles cliniques n’est pas simple; il faut trouver les ressources, mais également du personnel.

«Les gens, ici, ce sont des gens de Je contribue! et des retraités», a souligné la porte-parole.

 

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB radio:   

Mercredi, une soixantaine de véhicules étaient stationnés pour le dépistage qui devait commencer à 10h. Certaines personnes rencontrées se sont présentées à 5h du matin pour s’assurer d’avoir une place.

La clinique de dépistage au Colisée Jean-Béliveau devait se dérouler sur trois jours, mais la journée de vendredi a finalement été ajoutée, en raison de la forte demande.

«Si on ne peut pas se faire tester, fermez les écoles!» 

La frustration des gens qui souhaitaient passer un test de dépistage sans en être capables était palpable mercredi matin au Colisée Jean-Béliveau de Longueuil.

Rencontrées par TVA Nouvelles, plusieurs personnes ont indiqué qu’elles ont tenté à plusieurs reprises de faire un test. Certains en étaient à leur troisième tentative sans y parvenir.

Une situation tellement frustrante qu’une mère de famille, hors d’elle, s’est dite trop en colère pour s’adresser à la caméra. Une autre femme qui a besoin de se faire tester, ainsi que ses deux enfants et sa mère âgée, ne dérougissait pas de colère.

«Est-ce que vous pensez que je vais venir ici à 5 heures et demie du matin avec deux enfants et ma mère? Sincèrement? Là, je dois me trouver une autre clinique, et sans doute ce sera complet. Hier soir, je suis allée à une autre clinique à Montréal, la queue leu leu était de deux heures d’attente dehors! Dehors! C’est inacceptable. Si on ne peut pas se faire tester, fermez les écoles», a-t-elle dit.

Une autre mère a dû composer avec le fait que l’un de ses enfants vomissait dans le véhicule familial. De plus, une famille s’est présentée très tôt avec les enfants endormis dans des sacs de couchage.

Visiblement, se faire tester représente pour plusieurs une épreuve de force.

Un homme d’un certain âge a raconté de son côté être venu sur place mardi, pour y revenir mercredi matin sans succès.

«Ce n’est pas possible! C’est la deuxième fois! Ils n’étaient même pas encore ouverts et ils étaient complets. C’est quoi l’objectif de M. Legault pour le dépistage?» a-t-il demandé.

Au volant de leur véhicule, certains citoyens ont quitté les lieux en pesant fortement sur l'accélérateur tellement ils étaient fâchés.

Le député du Bloc québécois Xavier Barsalou-Duval, rencontré sur place, est l’une des dernières personnes à avoir pu se faire tester à cet endroit mercredi.