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Un peu d’aide

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Il s’en est passé des choses dimanche dernier au BC Place. Si vous avez jeté un coup d’œil au match entre l’Impact et les Whitecaps à Vancouver, vous aviez probablement la tête qui tournait au bout des 90 minutes de jeu.

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Six buts, deux cartons rouges et une victoire convaincante de l’Impact. Et le plus important : le Bleu-blanc-noir a marqué quatre buts sur le terrain adverse.

De la façon que cette rencontre s’est déroulée, il y aurait très bien pu avoir plus de buts. En fait, le pointage final aurait très bien pu être celui de la première mi-temps. Entre ces deux clubs canadiens, l’intensité était au rendez-vous et l’animosité a grandi au fur et à mesure que les secondes s’empilaient.

Au final, on peut aussi dire que les Montréalais ont profité des largesses de leurs adversaires. Par leur piètre performance défensive, les Whitecaps ont aidé l’Impact à se rapprocher de ses rivaux torontois au sommet de ce Championnat canadien « intra-MLS ». 

Dans les circonstances, l’Impact aurait pris n’importe quelle aide, mais je ne voudrais pas réduire la performance des hommes de Thierry Henry aux gaffes de leurs adversaires. Ces derniers ont su se relever rapidement du premier but encaissé et retrouver une confiance qui ne les a jamais abandonnés par la suite.

Largesses défensives

Si Montréal s’est relevé rapidement après avoir accordé un premier filet, ç’a été tout le contraire pour l’équipe de la Colombie-Britannique. Elle s’est écroulée et a semblé perdre ses repères dès que le XI montréalais a réussi à effacer son avance.

Dimanche, Dos Santos et les Caps sont passés à côté de leur sujet. Malgré 10 bonnes minutes en début de partie, ils ont passé les 80 autres complètement disloqués, désorganisés. Le côté gauche de leur défense a particulièrement incarné cette analyse en laissant un boulevard aux Montréalais. 

Tour à tour, Zachary Brault-Guillard, Samuel Piette et Romell Quioto ont mis à mal ce côté du terrain sans que l’adversaire ne soit capable d’apporter les ajustements nécessaires. Même en deuxième mi-temps, de retour des vestiaires, les Whitecaps n’ont pas réussi à corriger cette situation pour le moins évidente.

L’Impact peut se réjouir des ratés de son adversaire, mais il ne peut toutefois pas se pavaner à la suite de sa propre performance défensive. Elle n’a pas été aussi catastrophique que l’adversaire, mais ce n’était rien pour écrire à sa mère. 

D’un point de vue offensif par contre, la structure que tente d’implanter Henry commence à prendre forme. Ses joueurs ont été en mesure de se montrer dangereux à l’attaque tout au long des 90 minutes. Et ça, c’est un pas dans la bonne direction.

Un arbitre de chez nous

Depuis le retour du tournoi à Orlando, les équipes canadiennes ont été obligées de disputer leurs matchs au pays. Comme aucune formation américaine ne peut franchir la frontière, cette partie du calendrier a dû se jouer « entre nous ».

Cette séquence de neuf matchs entre Vancouver, Toronto et Montréal a donc permis à des arbitres d’ici d’officier des parties en MLS, ce qu’ils n’auraient peut-être pas pu faire en temps normal.

Pour la progression du corps arbitral au Canada, c’est une très bonne chose. Par contre, cette situation souligne un fait que j’ai toujours trouvé bizarre : un officiel ne devrait jamais arbitrer un club de sa province.

Dimanche, c’est le Québécois Pierre-Luc Lauzière qui était au milieu du terrain. Régulièrement, Silviu Petrescu a travaillé lors d’affrontements du Toronto FC, sa ville de résidence.

Je comprends que nous vivons une situation hors de l’ordinaire. Mais à mon avis, agir de cette façon expose ces arbitres aux récriminations — souvent non fondées — des clubs.