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Une soirée d’ouverture pas comme les autres

Le FCVQ présente Nadia, Butterfly devant une foule restreinte au Cineplex Sainte-Foy

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Les comédiens Pierre-Yves Cardinal, Katerine Savard et Ariane Mainville ont accompagné le réalisateur Pascal Plante dans sa ville natale pour la présentation de Nadia, Butterfly au FCVQ.

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Présenter un festival de cinéma pendant une pandémie demande des concessions. C’est donc dans un multiplex de banlieue, situé à proximité d’un Walmart, plutôt que dans son habituel décor de carte postale de place D’Youville, que le Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ) a lancé sa dixième édition mercredi soir.

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Même si les invités d’honneur étaient peu nombreux et que cent personnes seulement étaient admises à la projection du film d’ouverture, le drame sportif Nadia, Butterfly, un tapis rouge a tout de même été déroulé devant le Cineplex Sainte-Foy.

Pour un film qui a été sélectionné au Festival de Cannes et qui a été tourné par un gars de Québec, Pascal Plante, et qui met en vedette l’olympienne Katerine Savard, cette touche de glamour était essentielle, affirme le directeur du FCVQ, Ian Gailer.

«Notre tapis rouge est plus humble. Il fallait être responsable. On ne pouvait faire tout le tapage qu’on fait habituellement pour ne pas créer de rassemblement. Mais on doit tout le respect qu’il faut à Nadia, Butterfly parce que c’est un très bon film. Ce ne sont pas les conditions idéales, mais nous sommes très contents.»

Des amis dans la salle

Pascal Plante non plus ne s’en faisait pas. «Le tiers de la salle, c’est déjà génial. Ça n’amoindrit pas du tout l’événement», a-t-il confié, quelques heures avant la première mondiale de son film.

Ancien membre de l’équipe de natation du Rouge et Or, il pouvait d’ailleurs compter sur la présence de plusieurs anciens coéquipiers et membres de sa famille à la projection.

«Des gens de mon ancienne vie ressurgissent et sont intéressés par le film. Ça me touche énormément.»

Contrairement à son premier long métrage, Les faux tatouages, qui n’était attendu de personne, une rumeur favorable devance Nadia, Butterfly, en raison de sa sélection cannoise et de critiques élogieuses de la presse américaine.

De quoi stimuler les attentes, à la veille de sa sortie en salle, demain.

«C’est certain que le tapis n’est pas déroulé de la même façon, alors, ça vient avec un peu de stress. J’espère que les gens vont connecter avec l’œuvre.»

Après le FCVQ, Nadia, Butterfly fera une tournée de festivals canadiens et sera aussi présenté au Festival international du film de Busan, en Corée.


Le FCVQ se poursuit jeudi soir avec la présentation de La déesse des mouches à feu, le nouveau film de la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette.

Katerine Savard, de la piscine au cinéma: «Je remercie la vie»   

Ce ne sont pas des Jeux olympiques ni des championnats du monde, mais la nageuse Katerine Savard vit de belles émotions, cette semaine, alors que le film Nadia, Butterfly, dans lequel elle fait ses débuts au cinéma, prend l’affiche. Le Journal lui a parlé avant la première mondiale, mercredi, au Festival de cinéma de la ville de Québec. 

Retrouves-tu le même feeling juste avant la sortie du film que lors d’une grande compétition?

«Pas tant que ça. Quand je suis dans la performance sportive, ça dépend de moi. Je sais que j’ai travaillé fort et que j’ai mis des efforts. En ce moment, le film est déjà créé, ça ne dépend pas de moi. Ce n’est pas mon œuvre au final. C’est différent.» 

Dans le film, tu participes à un relais qui gagne la médaille de bronze aux Olympiques. Tu as réagi comment quand tu as vu cette scène, vu que tu l’as vécu, pour vrai, quand tu as gagné le bronze à Rio en 2016?

«Ce n’est pas exactement la même chose, mais on ressent quand même des petites palpitations. Je le ressens, peu importe la course que je regarde.» 

Le film a été sélectionné à Cannes, il a reçu de bons commentaires. Est-ce que ça met un baume sur le fait que les Jeux olympiques de Tokyo ont été reportés? 

«Comme je disais plus tôt, ce sont deux sphères différentes de ma vie. Je ne pense pas qu’il y a grand-chose qui peut atténuer le fait que les Olympiques n’ont pas lieu cette année. J’ai travaillé des années pour ça et j’espère qu’il y en aura l’an prochain. Ça fait mal au cœur. Bien sûr, je remercie la vie, et Pascal [Plante, le réalisateur] d’avoir mis le cinéma sur mon chemin. Je ne m’attendais pas à vivre ce genre d’expérience.» 

As-tu eu la piqûre du jeu?

«J’ai vraiment aimé ça, mais je sais que c’est un domaine assez difficile. C’est un mode de vie qui me rejoint. Je suis une fille qui a besoin de bouger, d’avoir des hauts et des bas, du stress, des émotions. Les horaires sont difficiles en tournage, mais moi, ça m’a allumé parce que j’ai de la misère à avoir une vie stable. Je ne suis pas fait pour ça. Éventuellement, j’aimerais prendre un cours.» 

Appréhendes-tu les critiques?

«On en a discuté beaucoup, on le sait qu’il va y en avoir et qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. Nous sommes prêts à en recevoir.» 

Comment as-tu reçu celles déjà publiées aux États-Unis, qui ont eu de bons commentaires envers ton jeu?

«Je n’en ai pas beaucoup lu. On m’a dit que les commentaires étaient bons, mais je n’avais pas vu le film quand ces critiques sont sorties. C’est chouette à entendre.» 

Souhaites-tu que le résultat de la course dans le film soit prémonitoire de ce qui arrivera si les Jeux ont lieu pour vrai l’an prochain?

«En fait, je suis sûr que ça va arriver comme ça. Est-ce que ce sera moi dans ce relais, je ne sais pas, mais le Canada qui gagne une médaille, je pense que oui. Moi, ce n’est pas ma nage. À Rio, j’ai gagné le bronze au relais 4 x 200 mètres libres (dans le film, c’est le 4 x 100 quatre nages).»