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Cominar bientôt vendu?

La vente du plus gros propriétaire d’édifices commerciaux au Québec envisagée

Cominar,
Photo courtoisie Le Fonds de placement immobilier Cominar envisageait, l’an dernier, la construction de près de 10 000 unités résidentielles sur dix de ses sites commerciaux au Québec. La gare centrale de Montréal (ci-haut) était l’un des sites en question.

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La pandémie aura malmené Cominar, dont la direction n’écarte maintenant aucun scénario pour assurer la santé financière de l’organisation. La vente en partie ou en totalité du Fonds sera analysée ainsi que la possibilité de quitter les marchés boursiers.

La direction a récemment annoncé qu’elle entamait un processus d’examen stratégique de l’ensemble de ses activités où différents scénarios seront mis sur la table afin «d’accroître la valeur pour les porteurs de parts». 

Le processus sera supervisé par un comité spécial composé de fiduciaires indépendants. Les services de la Financière Banque Nationale et de BMO Marchés des capitaux ont aussi été retenus. 

L’exercice pourrait prendre «trois, six ou neuf mois», a indiqué en entrevue avec Le Journal Sylvain Cossette, président et chef de la direction.  

Marathon de réflexion

«Nous sommes au jour un d’un marathon. Notre réflexion doit être faite sur une base 360. Est-ce que j’ai un objectif préconçu ? Non. Ça peut être un actif, un groupe d’actifs, un segment, une ville et jusqu’à la totalité», dit-il. 

Le grand patron a mentionné avoir lui-même pris cette décision. Il a tenu à préciser qu’il ne réagissait pas à la suite d’une pression des actionnaires.  

Il faut dire que l’action de Cominar oscillait au mois de mars, soit avant la pandémie, aux alentours de 15 $. Mercredi, elle a clôturé à 7,53 $. 

«On vit tous dans un environnement d’incertitude où il va y avoir des ajustements», souligne M. Cossette. «Mon travail est de voir comment je peux mieux rapprocher le cours boursier avec la valeur intrinsèque de nos actifs. En ce moment, il y a un écart important», poursuit celui qui se dit sensible à l’idée de garder les racines du Fonds au Québec. 

Le président a assuré qu’aucune offre d’achat n’est présentement sur la table pour le plus important propriétaire d’édifices commerciaux de la province. Ce processus ne devrait également pas avoir d’impact sur les 500 travailleurs. 

Réduction de 330 M$

En août, en raison des impacts de la pandémie, Cominar avait annoncé revoir à la baisse d’environ 330 millions $ la valeur de certains de ses immeubles. Seulement pour les centres commerciaux, la révision a été de 165 millions $.   

Entre avril et juin, Cominar, dont le siège social est à Québec, a enregistré une perte nette de 318,1 M$. 

«On travaille pour atteindre nos cibles pré-COVID-19 vers la fin 2021 ou 2022», répond M. Cossette, qui prévoit de meilleurs résultats pour son quatrième trimestre 2020. 

Pour les prochains mois, Cominar affirme que ses activités se poursuivront normalement. Le propriétaire immobilier prévoit, entre autres, continuer ses discussions avec différents partenaires d’affaires pour le développement de sites, comme au Mail Champlain, à Brossard, à la Gare Centrale de Montréal et pour l’îlot Mendel, à Québec. 

Certaines propriétés du Fonds pourraient même être vendues. 

Au cours des dernières années, Cominar a vendu plusieurs de ses immeubles à l’extérieur de Québec, Montréal et Ottawa, notamment dans le cadre d’une transaction de 1,14 milliard de dollars avec la firme torontoise Slate Acquisitions. Plusieurs changements ont aussi été apportés dans les membres de la haute direction. 

COMINAR EN BREF    

  • 315 immeubles de bureaux, commerciaux et industriels   
  • La superficie du parc immobilier est de 35,9 millions de pieds carrés  
  • 500 employés  
  • Présent dans les régions de Montréal, de Québec et d’Ottawa    

Source : Cominar