/news/coronavirus
Navigation

COVID-19 et WE Charity; les organismes de charité en prennent pour leur rhume

Coup d'oeil sur cet article

Les temps sont durs pour les organismes de charité, touchés de plein fouet par la crise de la COVID-19, mais aussi par le scandale We Charity, qui a plombé la confiance des donateurs.

• À lire aussi: WE Charity: Justin Trudeau s'excuse à nouveau de ne pas s'être récusé

Dans un récent sondage mené par la firme Angus Reid, presque 60 % des Canadiens qui donnent de temps en temps à des organismes de bienfaisance affirment que l’affaire WE Charity soulève des enjeux de gouvernance et de transparence qui s’appliquent à l’ensemble du milieu de la philanthropie.

À peine 30 % d’entre eux voient dans WE Charity un cas isolé, toujours selon ce coup de sonde qui a été commandé par plusieurs acteurs majeurs du secteur de la charité au pays.

Heureusement pour eux, les gros donateurs, qui représentent littéralement leur pain et leur beurre, sont un peu moins affectés par toute cette controverse.

Ils sont 44 % à faire une distinction nette entre les façons de faire de WE et celles des autres organismes. Reste que 55 % des contributeurs les plus généreux se posent plus de questions sur le monde caritatif depuis qu’a éclaté ce scandale qui a mis le gouvernement Trudeau dans l’embarras tout l’été.

Rappelons que WE Charity avait obtenu un contrat sans appel d’offres pour gérer un programme de bourses récompensant le bénévolat chez les étudiants. Or, il a ensuite été révélé que l’organisme torontois était particulièrement proche du clan Trudeau, certains membres de la famille du premier ministre ayant été très bien rémunérés pour leur participation à des événements organisés par WE.

Justin Trudeau s’est défendu de tout conflit d’intérêts, mais l’affaire a continué de défrayer les manchettes à Ottawa, jusqu'à ce que WE Charity annonce la fin de ses activités au Canada la semaine dernière.

Pour les organismes de charité, il est évident que toute cette histoire tombe à un bien mauvais moment. À cause des turbulences économiques causées par la crise sanitaire, nombre d’entre eux éprouvent plus de difficultés à récolter des dons qu’avant.

Plus du tiers des Canadiens reconnaissent avoir réduit leurs contributions depuis le début de la pandémie, alors que seulement 9 % affirment avoir eu l’âme plus charitable qu’à l’habitude dans les six derniers mois.