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L’automne de Jolin-Barrette

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Certains braillent parce que c’est la fin de l’été. Je me console en songeant que cet automne s’annonce la saison de Simon Jolin-Barrette et du grand retour de la loi 101... sauf si François Legault a un accès de frilosité tardif et décide d’entraver son champion.

De tous les chroniqueurs du Québec, j’étais peut-être le plus grand partisan de Nathalie Roy lorsque cette dernière était responsable de la langue française et qu’elle voulait monter dans l’arène pour se battre... mais François Legault l’a mise sur la touche.

Lorsqu’il a confié la responsabilité de la langue à Simon Jolin-Barrette, je me suis dit « enfin » ! Mais il y a eu la crise sanitaire et la langue est allée croupir encore quelques mois hors de l’actualité.

Chef tiède

Après 15 ans de sabotage libéral (consistant principalement à ne rien faire pour laisser le dossier pourrir), une intervention musclée s’impose. Charcutée plus de 19 fois par des jugements fondés sur la Charte de Trudeau, la loi 101 se meurt... Le fougueux jeune ministre croit pouvoir la ressusciter sans recourir à la clause dérogatoire. 

Eh bien, j’espère que Jolin-Barrette abordera aussi le problème des raisons sociales anglaises même si, alors, oui, ça impliquera de toucher aux libertés. Le colonialisme a hautement imprégné les nôtres qui ouvrent des commerces ; il faut y réagir !

À Ottawa, les astres sont alignés avec un NPD, un Bloc et un PCC (avec son nouveau chef Erin O’Toole) favorables à l’application de la loi 101 aux organismes fédéraux sur le territoire du Québec, alors souhaitons que Legault n’entrave pas les ardeurs de son champion.

Ron Fournier

Pour finir, j’aimerais consacrer quelques lignes au nouveau retraité Ron Fournier. Mon ancien collègue à CJMS, à CKAC et au 98,5, cet arbitre coloré et très aimé du grand public, a su imposer son style et divertir une foule de gens. Et dire que certains pensaient que sa carrière ne durerait pas !