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L’outil qui devait mobiliser

COVID-19
Photo Cédérick Caron Ce n’est pas l’apparence qui compte, mais ce qui se cache sous le capot qui est encore plus important.

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Le Québec tente la même expérience qu’ailleurs avec des codes de couleurs pour alerter les régions de l’évolution de la deuxième vague de pandémie. Bien que l’idée soit bonne, le gouvernement a pris du temps avant de s’inspirer de la France ou d’autres juridictions qui avaient déjà mis en place ce système.  

Au mois d’avril dernier, en prévision du déconfinement qui devait débuter au début mai, le ministre français des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a présenté une carte des départements contenant un code de couleur lié à l’activité virale de la COVID-19.

Présentés comme un outil d’information, ces renseignements dont la mise à jour se fait régulièrement ont permis de communiquer l’état de la situation de manière transparente. Elle est basée sur de nombreux critères objectifs et inclut une panoplie de mesures associées à chaque couleur.

La transparence doit être au rendez-vous

Le ton du dernier point de presse du gouvernement Legault nous donne l’impression que la situation est peut-être pire que ce qu’il nous laisse entendre. 

Au-delà des exemples concrets évoqués par le ministre Dubé, il y a certainement d’autres données qui permettraient de mieux comprendre l’évolution de la situation, dont les projections quant à l’évolution de la pandémie.

Il doit faire preuve d’une transparence complète dans la divulgation des renseignements en sa possession pour encourager la modification des comportements.

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Vous êtes sur la glace, pas dans les estrades

Depuis quelques semaines, les ministres du gouvernement se placent souvent en spectateur de la situation plutôt qu’en acteur de changement. On trouve des coupables pour justifier ce qui se passe, bien que certains le méritent.

Le constat permet au gouvernement d’expliquer les raisons de se mobiliser, mais il doit aller encore plus loin et nous dire précisément comment il va agir pour régler les situations problématiques que l’on voit.

On entend parfois que l’administration publique ne suit pas les directives émises par les autorités politiques. Le gouvernement a le pouvoir de contraindre. Si le plan de match n’est pas suivi, qu’il agisse en ce sens.

Retour de vacances pour les oppositions

Ce qui m’a frappé lors des deux premières périodes de questions à l’Assemblée nationale, c’est que les partis d’opposition peuvent finalement questionner les actions posées par le gouvernement sans avoir peur des représailles dans l’opinion publique.

On a tendance à l’oublier, mais du talent, de l’expertise et de l’expérience, il y en a des deux côtés de la chambre.

Pour performer en ce début de session, les oppositions doivent se concentrer sur la gestion de la deuxième vague de la pandémie. La première manche était imprévisible, mais la deuxième, elle, doit nous démontrer que le gouvernement a tiré des leçons et intégré des changements dans son fonctionnement.

En temps de pandémie, son rôle n’est pas de marquer des points. Elle doit permettre au gouvernement de se dépasser au nom de notre bien-être collectif.