/finance/business
Navigation

Après cinq mois, le Panier Bleu cherche encore ce qui est bleu

Coup d'oeil sur cet article

Bleu ou pas bleu ? Cinq mois après son lancement, le Panier Bleu cherche à comprendre ce qu’est la définition d’un produit québécois. Et oubliez les visées internationales pour la plateforme, la cible est le marché du Québec.

Au cours des derniers jours, le Panier Bleu a lancé un sondage auprès de ses abonnés afin d’obtenir leur définition de l’achat local. 

Les réponses serviront à garnir le chantier Origine québécoise des produits et des commerces, piloté par l’organisation. Par exemple, un marchand Lowe’s, au Québec, est-il considéré comme un commerce québécois ?

«La notion d’achat local est sur toutes les lèvres. Nous voulons tous, plus que jamais, encourager les entreprises et acheter des produits du Québec. Mais comment définir ce qu’est une entreprise québécoise ?», demande la direction lors de la présentation de son sondage.

Ce dernier comprend notamment des questions sur l’importance de la provenance des matières premières, le fait qu’un produit soit transformé ici, le fait qu’il est emballé au Québec et la localisation du siège social. 

Joint par Le Journal, le directeur général de la plateforme visant à mousser les produits d’ici, Alain Dumas, ne cache pas qu’un ménage des entreprises visibles sur le site pourrait être effectué à la fin de ce processus.

Investissement additionnel

Mercredi, Québec a annoncé un investissement supplémentaire de 3,15 M$ dans le Panier Bleu. L’argent servira notamment à appuyer la phase deux du projet, dont l’objectif n’est pas, du moins à court terme, de devenir un Amazon québécois, soit avec un site transactionnel.

M. Dumas parle davantage de la mise sur pied, au cours des prochains mois, d’un catalogue en ligne des produits des compagnies qui sera accessible aux consommateurs. Il faudra toutefois passer par les sites transactionnels de ces entreprises pour effectuer des commandes.

L’ensemble de la deuxième phase devrait être complété vers la fin 2021.

M. Dumas précise que les nouvelles sommes seront notamment injectées dans «des développements technologiques».

Amazon

Par ailleurs, M. Dumas dit approuver le fait qu’Investissement Québec donne un coup de main au géant Amazon en l’aidant à se trouver des fournisseurs québécois, comme l’a récemment révélé Le Journal. 

«Je vois cela comme complémentaire. Le Panier Bleu a comme rôle de développer le marché interne. Il faut laisser les manufacturiers attaquer le marché externe. Si nous amenons les commerçants à travailler sur une plateforme québécoise, on va leur donner les outils pour qu’ils puissent aller après sur des plateformes internationales», dit le directeur général. 

Rappelons que Québec avait injecté 975 000 $ pour la création de la plateforme, dirigée par une organisation à but non lucratif, en avril.