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Déjà plusieurs commerces disparus avec la pandémie

De nombreuses vitrines d’anciens restaurants ou commerces sont tapissées de papier sur la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, laissant des trous bien visibles dans la trame commerciale.
Photo Stevens LeBlanc De nombreuses vitrines d’anciens restaurants ou commerces sont tapissées de papier sur la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, laissant des trous bien visibles dans la trame commerciale.

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La pandémie a eu des effets «dramatiques» dans le Vieux-Québec, avec la fermeture de plusieurs commerces.

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Sur le territoire de la Société de développement commercial du Vieux-Québec (SDC), 12 commerces sont fermés actuellement, dont 5 qui ont mis la clé sous la porte depuis le début de la pandémie, énumère le directeur général de la SDC du secteur, Jacques-André Pérusse : Tristan, Chlorophylle, Le Local, Immersion Québec, David’s Tea.

Récemment, Fou du Bio, rue Saint-Pierre, a déclaré faillite.

Plus haut, dans le Faubourg, Les gourmandises de Louca et Le Comptoir ont tiré leur révérence, pendant cette même période, note la DG de la SDC du Faubourg Saint-Jean, Marie-Noëlle Bellegarde Turgeon. Les locaux restent déserts pour l’instant.

De nombreuses vitrines d’anciens restaurants ou commerces sont tapissées de papier sur la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, laissant des trous bien visibles dans la trame commerciale.
Photo Stevens LeBlanc

Il suffit de se promener rue Saint-Jean, surtout à l’intérieur des murs, pour le constater.

De nombreuses vitrines sont tapissées de papier, laissant des trous bien visibles dans la trame commerciale.

«En se promenant, on réalise que c’est assez problématique, laisse tomber M. Pérusse. C’est plus dramatique dans le Vieux-Québec.»

Même avant la crise

Déjà, plusieurs commerces avaient fermé leurs portes avant la pandémie.

La situation s’est empirée avec l’arrivée de la COVID-19. M. Pérusse remarque plusieurs situations où des baux qui arrivaient à échéance avaient déjà été renouvelés.

De nombreuses vitrines d’anciens restaurants ou commerces sont tapissées de papier sur la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, laissant des trous bien visibles dans la trame commerciale.
Photo Stevens LeBlanc

Mais les nouveaux locataires hésitent à se lancer dans le contexte actuel, alors les vitrines demeurent placardées plus longtemps.

Des bannières ont décidé de se restructurer, ce qui laisse un vide. C’est le cas de Crocs, de Nero Bianco, de Perfecto. Les locaux de la Pizzeria D’Youville et du Mikes sont aussi toujours fermés, même s’ils ont trouvé preneurs.

Le Groupe Restos Plaisirs et Arnaud Marchand doivent respectivement s’y installer dans les prochains mois.

De nombreuses vitrines d’anciens restaurants ou commerces sont tapissées de papier sur la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, laissant des trous bien visibles dans la trame commerciale.
Photo Stevens LeBlanc

On retient son souffle

À Limoilou, la SDC de la 3e Avenue/Limoilou n’a connu qu’une fermeture dans les derniers mois, celle du Ket’Chose.

Mais tout le monde retient son souffle en prévision des prochains mois, notamment en octobre et novembre, qui sont généralement des périodes creuses.

«Si on doit retourner à un confinement ou à des fermetures, ça va faire mal», prévoit la directrice, Isabel Madrid.

Les commerçants tentent par tous les moyens d’être créatifs, de trouver des solutions, expriment les trois DG auxquels Le Journal a parlé. «Les gens sont mobilisés», affirme Mme Bellegarde Turgeon.