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Des propriétaires de gyms craignent le pire

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Des propriétaires de gyms craignent qu’un nouveau confinement ne provoque la fermeture définitive de plusieurs centres d’entraînement.

Près de la moitié des régions du Québec sont en mode « préalerte », et la Capitale-Nationale ainsi que le Bas-Saint-Laurent pourraient bientôt faire l’objet de nouvelles restrictions en raison de la hausse des cas de COVID.  

Parmi les derniers commerces à ouvrir leurs portes en juin dernier, les gyms seraient parmi les premiers à cesser leurs activités si la région dans laquelle ils se trouvent bascule en zone orange. 

« Pendant combien de temps on va pouvoir supporter ça ? [Une fermeture des gyms] aura un impact sur des vies. C’est mon commerce. C’est le commerce de plein de petits entrepreneurs. On parle de 150 studios d’entraînement privés au Québec. Ils sont toujours là, mais j’en ai vu qui ont commencé à fermer déjà », fait valoir Mathieu Dumontet, porte-parole de la Coalition des studios d’entraînement privés du Québec et propriétaire du studio CrossFit CapOp de Montréal. 

Ce dernier ne comprend pas pourquoi les commerces comme le sien doivent payer le prix d’une autre fermeture « alors qu’il n’y a pas eu d’éclosion dans les gyms » de la province. 

« On ne fait pas partie du problème. [...] Au niveau des centres d’entraînement, au niveau des gyms, on a démontré qu’on avait des mesures en place. On a démontré qu’on avait des endroits propres, qu’on avait la santé de nos clients à cœur. » 

« Lancer la serviette »

Le propriétaire du Mega Fitness Gym, Dan Marino, trouve incompréhensible que les gymnases soient appelés à fermer si le palier d’alerte change. « On est pris en otage. C’est injuste », déplore-t-il. 

« Il y en a qui vont lancer la serviette. [Des propriétaires] viennent de s’endetter, ils viennent de mettre 10 000 $ de pub à la radio pour attirer du monde. Avec des annonces comme celle qu’on pourrait avoir, elle sert à rien la pub », soutient celui qui avait pris la décision d’ouvrir son gym en juin dernier malgré l’interdiction du gouvernement.

De graves conséquences

Le Club Avantage Multi-Sports, sur la rue Bouvier, a multiplié les efforts et les investissements afin de s’assurer de respecter les règles sanitaires. Le président du club, Serge Jacques, estime lui aussi qu’une seconde fermeture en moins de trois mois pourrait avoir de graves conséquences.

« Je pense que des entreprises ont déjà été affaiblies par la première fermeture. Si on referme, on va les affaiblir davantage », avance M. Jacques, qui espère voir la population être sensible aux consignes sanitaires pour ne pas faire fermer des commerces « qui n’ont pas les moyens de fermer » à nouveau.