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Mort de Pierre Laporte: «Est-ce que ça faisait l'affaire du gouvernement?»

50 ans après la crise d'Octobre, des questions fondamentales demeurent sans réponse

Crise d'octobre
Photo d'archives, Jacques Bourdon

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Un ancien policier de la Sûreté du Québec (SQ), chargé d'espionner la mafia de 1964 à 1972, a raconté comment il en était venu à espionner le ministre Pierre Laporte avant son enlèvement tragique par le Front de libération du Québec (FLQ).

«On travaillait uniquement sur les grands chefs du crime organisé, comme Frank Cotroni, Nicolas Diorio, Vincent Cotroni et d'autres, a relaté Claude Lavallée en entrevue avec Richard Martineau, vendredi matin, sur QUB radio. On a découvert que Pierre Laporte avait été subventionné, pour ses élections à Saint-Lambert, par les mafieux.»

Même si c'était «illégal d'espionner un ministre à ce moment-là», M. Lavallée, auteur du livre Révélations d’un espion de la SQ, paru en 2010, avait, pendant des mois, «écouté Pierre Laporte, jusqu'à ce qu'il soit kidnappé». 

L'ex-policier assure que le premier ministre Robert Bourassa avait été informé, dès les premières semaines, que son ministre du Travail était sous écoute en raison de ses liens avec la mafia. «Il nous a dit: “Continuez”», s'est-il remémoré. 

Un boulet pour le gouvernement?

À la lumière de l'entrevue, Richard Martineau s'est demandé si Pierre Laporte représentait un boulet pour son gouvernement. «Comment ça se fait qu'ils n'ont rien fait pour le sortir de là [pour le libérer]? s'est questionné l'animateur. Est-ce que ça faisait leur affaire, au gouvernement libéral, de se débarrasser d'un gars qui aurait pu entacher leur réputation?»    

  • Écoutez l'entrevue de Claude Lavallée, ex-policier pour la SQ lors de la crise d’Octobre, sur QUB radio:    

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