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Des entrepreneurs ont lancé leur restaurant pendant la pandémie

Ils ne se sont pas laissé freiner par le contexte incertain

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Vincent Thuaud, Jean-Baptiste Morin, Noémie Ducharme et Francis Bernard ouvriront bientôt le Julio Taqueria, un restaurant à tacos, sur la rue Saint-Vallier Ouest, à Québec.

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Là où plusieurs auraient vu un risque, des entrepreneurs de Québec ont décidé de plonger et d’ouvrir un restaurant en pleine pandémie. 

« Quand tu es entrepreneur, tu n’es jamais sûr à 100 % de comment ça va se passer. Sinon, tout le monde serait entrepreneur ! » lance Vincent Thuaud qui est déjà propriétaire, avec son associé Jean-Baptiste Morin, de Chez Tao ! sur Saint-Vallier et du bar à huîtres jjacques, sur Saint-Joseph.

En plus d’avoir ouvert à même ce dernier resto un bar à gins et tonics en juillet, les jeunes entrepreneurs travaillent sur un nouveau restaurant, Julio Taqueria, qui ouvrira ses portes en octobre.

Pourquoi avoir choisi de se lancer en pleine crise sanitaire, alors que les restaurateurs ont la vie difficile ?

« Au jjacques, on n’avait pas le luxe d’attendre », dit Vincent Thuaud. Les investissements étaient déjà faits avant que la crise n’éclate. 

Être proactif

« Il fallait qu’on continue à être proactifs, quitte à ce que ça ne fonctionne pas et qu’on essaie autre chose. Parce que si je ne faisais rien, je me sentirais un peu mal de rester chez nous et de regarder les chiffres descendre. On se sent plus en contrôle quand on est proactif. »

Malgré la pandémie, les affaires vont bien. Mais le restaurateur sait que les choses peuvent se corser.

« Au Julio, si jamais ça retombe en mode COVID, le take-out peut être vraiment fort. Ça pourrait nous permettre de couvrir les frais et de garder nos employés. »

Yani Hébert et Martin Lepoutre ont ouvert un restaurant à déjeuners, Le Chêne & le Roseau, sur la rue Saint-Jean, le 5 août, dans l’ancien local des Délices St-Jean. 

La pandémie a été pour eux, qui étaient déjà propriétaires de la pizzeria Attaboy, l’occasion de réaliser une bonne affaire.

« L’offre qu’on nous a faite quand l’ancien resto a fermé, c’était vraiment intéressant. C’est à cause du contexte de la pandémie qu’on a réussi à avoir une offre aussi intéressante », exprime Yani Hébert.

Risque calculé

Le démarrage de l’entreprise ne s’est pas fait sur un coup de tête. « C’était calculé. Ça nous a donné le temps de faire les rénovations, les changements. C’est un bon moment à mon avis pour commencer. »

Le succès a été immédiat et il n’était pas rare de voir des files d’attente devant le restaurant, raconte M. Hébert.

Comme plusieurs restaurateurs, il ignore ce que l’avenir lui réserve. « C’est un peu inquiétant. Mais on ne peut pas faire grand-chose contre ça. »

Il se donne toujours l’option d’ouvrir seulement le comptoir sandwichs et salades, en cas de reconfinement.

Le restaurant pourrait aussi servir à appuyer la production de la pizzeria, qui passerait en mode à emporter.