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Taylor Pendrith contre vents et marées

Le Canadien a fait preuve d’acharnement dans sa carrière

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Photo AFP Parmi les grandes forces du jeu de Taylor Pendrith, son jeu court représente son secret le mieux gardé. Des tertres, ses coups de canon ne passent surtout pas inaperçus.

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Dans la talentueuse formation professionnelle de Golf Canada, le nom de Taylor Pendrith revient de plus en plus souvent. Comme ses monstrueux coups de départ, on s’attend à ce qu’il explose sous peu. 

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Chez les amateurs de la petite balle blanche du Québec, ce nom peut sonner familier. L’an dernier, il avait remporté l’Omnium Placements Mackenzie du circuit canadien en bafouant le parcours d’Elm Ridge, à L’Île-Bizard, alors qu’il avait retranché 28 coups à la normale à ses quatre rondes. Sur les allées du Royal Montréal lors de l’Omnium canadien 2014, il avait ramené une première carte de 65 (-5) en terminant ensuite au 43e rang à son baptême de feu du circuit de la PGA. 

Âgé de 29 ans, Pendrith a navigué contre vents et marées depuis le début de sa carrière professionnelle, en 2014. Cette semaine, son acharnement est récompensé, car il s’élance sur le redoutable parcours de Winged Foot dans cette 120e édition de l’Omnium américain. À sa première présence, il a même résisté au couperet sur ce parcours qui épouse son style de jeu.

Avenir compromis 

Tantôt sur le circuit canadien, tantôt dans l’antichambre du PGA Tour depuis 2014, des blessures au poignet et à la main ont failli mettre un terme à son rêve il y a trois ans. Sont aussitôt venus des problèmes financiers, puisqu’il ne pouvait pas jouer. 

Malgré l’adversité, il n’a jamais baissé les bras ni perdu son objectif d’atteindre le grand circuit. Aux dires de l’instructeur-chef de la formation nationale, Derek Ingram, il a tous les outils et la détermination pour y connaître du succès, car son jeu est bâti en conséquence. 

« Il possède les habiletés qui s’apparentent à celles de Dustin Johnson et Brooks Koepka, a relaté Ingram à propos de la puissance et du jeu court de son protégé, une carte cachée dans son sac. C’est très rare. Je ne veux pas dire qu’il sera dominant comme ces golfeurs, mais plutôt qu’il sera en mesure de se battre avec eux. Taylor est un travailleur acharné et intelligent. »

Bientôt sur le grand circuit

Dans cette saison peu commune, Pendrith démontre toute l’étendue de son talent sur le circuit Korn Ferry, l’antichambre du circuit Monahan. Comptant cinq top 10 à ses 18 tournois, il occupe le troisième échelon du classement avec trois tournois encore à disputer. S’il conserve sa cadence et qu’il demeure dans le top 10 au classement général annuel le soir du 11 octobre, il aura accès à tous les événements au calendrier du PGA Tour en 2021. 

Depuis 18 mois et sa victoire à Montréal en septembre 2019, l’Ontarien est passé par toute la gamme des émotions. Confiant de son jeu, une blessure à l’épaule est venue le hanter. La pause en raison de la pandémie lui a permis de récupérer et de revenir en force. 

« C’est plaisant de s’élancer sans douleur. Mon esprit est aussi meilleur. C’est plus facile quand on se sent bien et qu’on peut enregistrer de bas pointages. J’ai obtenu de bons résultats cette saison. Mes victoires sur le circuit Mackenzie m’ont insufflé de la confiance. Je sais que je peux gagner. »

À n’en point douter, cette présence dans les rondes finales du US Open sera bénéfique à son développement.