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Fermez les lumières svp!

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Photo d'archives, AFP Ces toiles recouvrant les gradins au Scotiabank Arena de Toronto étaient de mauvais goût.

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La nature du sport est disloquée. L’athlète a perdu le crucial contact direct avec le public. Tant bien que mal, les ligues professionnelles se sont relancées, revenus obligent. Mince victoire pour le partisan. 

J’aurais aimé que le contexte pandémique mette sur pause le délire de « l’expérience client » augmentée. Que l’on profite de la circonstance pour laisser en plan les geeks de la bulle techno à qui on réclame toujours plus de créer un événement à l’intérieur de l’événement. Je tolère les effets sonores de foule bien dosés, mais les grotesques écrans projetant du public virtuel, c’est non. La NBA avait un sans fautes avec son emballage jusqu’à l’apparition de ses cybernétiques fans. L’échantillonnage est encore mince, mais la NFL semble avoir compris le principe triste et simpliste du match disputé devant personne. Alors on cadre plus serrée l’action, on met l’accent sur les plans rapprochés du jeu et de ses acteurs.

Foire agroalimentaire

La LNH a raté une excellente occasion d’effectuer son retour à la terre, devrais-je écrire son retour à la glace. Ces toiles tendues recouvrant les gradins, un échec de bleu malade et de gris terne arborant de banals logos me donne impression de visiter une foire agroalimentaire de l’Ohio. 

Personnellement, j’aurais capitalisé sur l’occasion en fermant carrément les lumières. J’aurais installé de simples projecteurs incandescents et non LED sur un anneau technique ceinturant la patinoire à moyenne hauteur. Comme à l’époque, réalité augmentée de la HD et du 4K d’aujourd’hui en prime. 

L’importance du son

J’aurais placé des microphones partout dans les rampes afin que le partisan puisse faire vibrer son cinéma maison du bruit singulier des lames de patin qui cisaillent la glace et de la résonance des rondelles au violent contact des bâtons. Tout ça ceinturé de noir, pour mieux oublier le contexte exceptionnel qui ramène à son essence propre l’expression « à guichets fermés ». J’aurais profité de la triste occasion pour vendre le hockey sous un seul argument : le jeu. 

Rien n’est plus beau et feutré qu’un match disputé au Madison Square Garden de New York. C’était épeurant, mais vivement attirant de vivre les galas de boxe et de lutte du Forum... Et que dire du vieux Chicago Stadium ? 

Le corollaire ici est l’éclairage. La lumière, lorsque bien dosée, peut à elle seule faire la différence entre une bonne ou une moins bonne expérience client. 

Ne pas profiter de la mauvaise fortune pour mettre l’accent sur les agilités augmentées de ses acteurs principaux cloîtrés à Edmonton et Toronto me dicte le constat d’un rendez-vous pandémique mitigé de la LNH.   

Coup de cœur 

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Photo d'archives, Martin Chevalier

Marc Bergevin ! L’acquisition de Jake Allen a donné le ton. Le directeur général croit aux chances de son club. C’est bon pour le moral du partisan. 

La signature de Joel Edmundson, acquis des Hurricanes de la Caroline, protège davantage l’investissement Carey Price, rend le Canadien plus « dur à jouer contre » et ajoute aux cartes dans le jeu du DG pour transiger ou se préparer au repêchage d’expansion de Seattle l’an prochain. 

Coup de gueule 

À l’Impact. Comme on gagne et perd en équipe, je ne vais pas personnaliser le revers à Vancouver à Rudy Camacho, mais ce n’est pas l’envie qui manque. 

Rater bêtement la finale du Championnat canadien en trébuchant lamentablement contre les Whitecaps rend cette équipe plus difficile à aimer. 

Je constate malgré tout le progrès dans la structure, mais les erreurs bêtes finissent par user. 

Un p’tit 2 sur... 

Une transaction structurante de Marc Bergevin en marge du repêchage début octobre. La donne est claire, le DG veut retourner en séries et capitaliser sur Weber-Price tandis qu’ils utilisent encore un bâton et non une marchette. Allen et Edmundson, c’est bien, mais un vrai ailier de puissance capable de la mettre dedans, c’est mieux ! « Time to Shine » Marc, avec ou sans chapeau !