/world/usa
Navigation

Poison envoyé à Donald Trump: une femme arrêtée à la frontière canado-américaine

Poison envoyé à Donald Trump: une femme arrêtée à la frontière canado-américaine
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Une femme soupçonnée d’avoir envoyé une lettre contenant de la ricine a été arrêtée au moment où elle tentait d’entrer aux États-Unis par voie terrestre en provenance de l'Ontario.

• À lire aussi: La lettre empoisonnée proviendrait de Montréal

Le FBI a confirmé l’arrestation à l’Agence QMI sans fournir d’autres détails. La GRC a refusé de confirmer quoi que ce soit.

Selon le quotidien «Buffalo News», elle a été appréhendée au poste frontalier américain de Peace Bridge qui relie Fort Erie en Ontario à Buffalo dans l’État New York.

La femme possédait une arme à feu, d’après CNN.

Des accusations devraient être portées contre elle lundi en cour fédérale.

  • Écoutez la chronique judiciaire du journaliste Félix Séguin à QUB Radio:

Sa nationalité n’a pas été précisée.

Par Montréal

La lettre empoisonnée par cette substance très toxique qui était destinée à Donald Trump aurait transité par Montréal avant d’être interceptée.

Sur une image de la lettre publiée par le réseau américain CNN, on voit une partie du code postal dans le coin droit.

On y distingue «H4T», qui désigne entre autres le secteur de Saint-Laurent, dans l’ouest de l’île de Montréal, où se trouve justement un centre de tri de Postes Canada.

D'autres colis du genre auraient aussi été envoyés à des adresses au Texas, et ils seraient possiblement liés à la même personne.

Une femme aurait été identifiée comme suspecte en lien avec les envois.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait déjà confirmé samedi soir que l’enveloppe adressée au président américain avait été envoyée depuis le Canada.

«La GRC confirme avoir reçu une demande d’assistance du FBI en lien avec une lettre suspecte envoyée à la Maison-Blanche [...] Selon les premières informations de l’enquête, la lettre proviendrait du Canada», pouvait-on lire dans la déclaration envoyée samedi soir.

La ricine, la substance contenue dans la lettre, est le poison le plus violent du règne végétal, 6000 fois plus puissant que le cyanure. Il s'agit d'une substance mortelle en cas d'ingestion, d'inhalation ou d'injection, et contre laquelle il n'existe pas d'antidote.