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COVID-19: beaucoup de questions sans réponse pour le sport étudiant québécois

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Le sport étudiant devra patienter au moins encore 24 heures avant d’obtenir des réponses à ses questions sur la saison d’automne. Les interrogations sont nombreuses, encore plus depuis que trois régions ont basculé dans la zone orange. Une réunion prévue lundi après-midi entre le RSEQ et la Direction du Sport, du Loisir et de l’activité physique a été remise à mardi. «Le téléphone ne dérougit pas depuis ce matin [lundi]», a illustré le PDG du RSEQ, Gustave Roel. «Les questions sont nombreuses de la part des directions d’école et on n’a pas de réponses.»

Avec les régions qui se retrouvent en zone orange, le nombre limite de personnes autorisées à prendre part à un rassemblement public a été réduit à 25 comparativement à 250 pour les zones vertes et jaunes.

«Qui sont ces 25 personnes, se questionne Roel? Si c’est 25 joueurs, on n’aura pas de saison de sport scolaire. Depuis le début, les consignes ont changé plusieurs fois. Au départ, il était permis que 250 spectateurs puissent assister à une partie de football collégiale en Division 1. Après, ce fut 250 participants, et les directions ont alors décidé de jouer à huis clos. Vendredi dernier, avant que des régions basculent en zone orange, la directive était d’autoriser 50 spectateurs. Les directions ont alors convenu de jouer à huis clos.»

Le doute plane toujours

Les déplacements entre les régions représentent une autre source d’interrogation. «On dit que ce n’est pas recommandé, mais on ne dit pas que c’est interdit. On a besoin de précisions parce qu’on ne veut pas interpréter les directives.»

La directive 70 du ministère de l’Éducation, qui stoppe toute activité interscolaire pour une période de 10 à 14 jours dès qu’un cas positif est confirmé dans une école, laisse toujours planer un doute important sur la possibilité qu’on ait droit à une véritable saison, comme on a pu le voir vendredi dernier avec l’annulation de quelques parties dans le circuit midget AAA pour des cas survenus à l’extérieur des équipes. «Pour le moment, il y a trois quarts des écoles qui ne savent pas sur quel pied danser, résume Roel. Nous avons eu de bonnes discussions avec le cabinet de Mme Charest, mais on n’a reçu aucune confirmation que ça va changer. Rien ne va marcher tant que cet article ne sera pas enlevé.»

Dimanche soir lors de son point de presse, le ministre de la Santé Christian Dubé a souligné l’importance du maintien du sport scolaire, mais la règle 70 ne permet pas de concrétiser cette volonté.