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Des Gémeaux pas comme les autres

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Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, quand Élyse Marquis a craqué (en recevant son prix pour la meilleure coanimation de téléréalité pour Les Chefs !) et dit, avec des trémolos dans la voix, à quel point elle avait hâte de serrer ses parents dans ses bras, j’ai trouvé que c’était le meilleur moment de ce 35e gala des Gémeaux.

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Au-delà des prix, des belles robes, au-delà des paillettes et des trophées, ce qui a marqué cette horrible, détestable et éprouvante année 2020, c’est cette insoutenable absence de relations humaines. Merci Élyse d’avoir insufflé autant d’authenticité dans ce gala et utilisé des mots vrais pour dire tout haut ce que des millions de Québécois pensent tout bas depuis la mi-mars. 

  • ÉCOUTEZ la chronique de Sophie Durocher à l’émission de Pierre Nantel sur QUB radio:  

Les hauts et les bas

— On se demandait tous à quoi pourrait ressembler un gala 2.0, post-pandémie, en plein début de deuxième vague, le jour même où une partie du Québec entrait en zone orange. Et avouons-le, l’idée de commencer le gala avec des hologrammes, de la réalité augmentée, était une excellente option de remplacement. Le seul souci, c’est qu’on a tous passé la soirée à se demander, chaque fois qu’on voyait une vedette, si elle était vraiment là en chair et en os ou si c’était seulement une gimmick. 

— Quand on nous a annoncé aux Gémeaux qu’après la pause, on aurait droit à une réconciliation entre deux personnes qui étaient fâchées, j’ai pensé que Safia Nolin allait apparaître aux côtés de Maripier Morin, ou encore qu’on allait voir l’antimasque Lucie Laurier serrer la main du Dr Horacio Arruda. Mais quand j’ai vu qu’on allait simplement assister à une réunion entre « le comédien des pubs d’A&W qui a été égratigné au dernier Bye Bye » et Simon-Olivier Fecteau, je me suis dit qu’on était vraiment dans l’anecdotique. Qui, en septembre, se souvient de cette « tempête dans un verre d’eau » de janvier ? Ce n’est pas comme si cette controverse avait ébranlé le Québec. Encore le petit milieu qui se regarde le nombril. Et Michel-Olivier Girard avait-il vraiment besoin de lancer un gros « Va chier » à Fecteau pour redorer sa carrière ?

  • ÉCOUTEZ le collaborateur du jour, Jean-Michel Dufaux, avec Sophie Durocher à QUB radio:

— Avez-vous remarqué la capsule de présentation de la ministre de la Culture, Nathalie Roy, pendant les pauses publicitaires ? Une ministre mal éclairée, les joues brillantes, le drapeau du Québec dans le flou, l’impression d’être dans une réunion Zoom tellement l’image était bric-à-brac. Hé misère ! Vraiment ? On est là pour célébrer l’EXCELLENCE de la télévision, pas l’amateurisme ! 

— J’ai adoré le segment « Un café avec nos nommés » mettant en vedette Shirley Théroux, Patsy Gallant et sœur Angèle, en intervieweuses coquines et effrontées. La preuve que les vieilles dames indignes en ont dedans, qu’elles sont pleines de vie ! À quand une émission de télé pour ces « Golden girls » sans tabou ? Mais pourquoi est-ce qu’il faut une pandémie pour se rendre compte que nos « aînés » ont encore tant de choses à nous apporter, qu’ils et elles ne sont pas du bois mort, et qu’on a encore tant à apprendre à leur contact ?

Est-ce que ça prend une pandémie pour se rendre compte qu’on ne doit pas mettre « en quarantaine » les gens de plus de quarante ans ?

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.