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Le masque médical fonctionne pour lutter contre la COVID-19

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Le port du masque médical est efficace pour réduire la propagation de la COVID-19, indique un rapport de l’INSPQ, qui relève également un manque de données pour démontrer l’effet d’un couvre-visage artisanal.

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Le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, reconnaît que les antimasques pourraient utiliser cette étude pour s’attaquer à la crédibilité des mesures imposées par le gouvernement du Québec, mais défend le couvre-visage.

« On considère qu’il y a suffisamment de données, l’OMS le fait aussi, pour considérer qu’il a un effet », a affirmé M. Arruda en conférence de presse lundi.

« Quel est cet effet ? Ça peut dépendre de la qualité du couvre-visage, mais le fait qu’on diminue la quantité de gouttelettes, il y a sûrement un effet, mais dont l’ampleur reste à déterminer », a-t-il ajouté.

Il peut être efficace

De leur côté, les auteurs de l’étude soulignent à grands traits que l’absence de preuve ne signifie pas que le couvre-visage est inefficace.

Quant au masque médical, il fonctionne : « Il n’y a pas d’études d’efficacité en milieu communautaire, mais on présume que plus l’adhésion est élevée, plus l’efficacité est grande », a dit Élisabeth Lajoie, coauteure du rapport et collaboratrice de l’INSPQ.

Ce rapport est en fait une méta-analyse sur les études qui portent sur la transmission de la COVID-19, mais également de l’influenza et des symptômes d’allure grippale.

Il fait plusieurs constats :

  • La différence d’efficacité entre le masque médical et le masque N95, plus coûteux, n’est pas claire ;
  • Le masque chirurgical est plus efficace que le masque artisanal ;
  • Il y a peu de données sur le port du couvre-visage artisanal dans la population générale, et les avancées fulgurantes des couvre-visages dans les derniers mois n’ont pas été prises en compte dans les études .

Réduction du risque

Dans le cas du masque médical, qui regroupe les masques chirurgicaux et les masques de procédure, il favorise une « réduction relative du risque de 18 à 31 % », une différence « d’importance pour la santé de la population », note la Dre Lajoie.

Sur un groupe de 100 personnes, « on préviendrait de 4 à 8 infections », ajoute-t-elle.

« Chaque infection prévenue arrête la transmission de la maladie et nous permet d’éviter la multiplication des cas », ajoute-t-elle.

Les auteurs du rapport soulignent que dans la majorité des études, le taux d’adhésion au port du masque était inférieur à 50 %.

« On peut penser que si la proportion est plus grande, l’effet est plus grand », a expliqué Élisabeth Lajoie.

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