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Dernier débat du PQ: Nantel écorche le bilan Marois

Sylvain Gaudreault y voit un « manque d’expérience »

Débat du Parti québécois (PQ)
Photo courtoisie Sylvain Gaudreault, Frédéric Bastien, Guy Nantel et Paul St-Pierre Plamondon se sont affrontés lors du dernier débat dans la course à la chefferie du Parti québécois.

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Guy Nantel a décoché des flèches au gouvernement Marois en matière d’environnement, lors du troisième et dernier débat dans le cadre de la course à la chefferie du Parti québécois mardi soir. 

 L’humoriste devenu politicien a écorché la création de la cimenterie McInnis et la réforme du régime de redevances minières sous le dernier gouvernement péquiste, lors de cette rencontre qui portait sur le nationalisme et la protection de l’environnement.

Comme lors des deux premiers débats, l’événement avait lieu à huis clos dans un studio de Granby, en raison de la pandémie, et était diffusé en ligne sur diverses plateformes.

Alors que M. Nantel souhaite confier au ministre de l’Environnement le soin d’encadrer l’action gouvernementale en matière d’environnement, Sylvain Gaudreault propose que cette responsabilité revienne directement au premier ministre.

Redevances minières

Mais Guy Nantel estime qu’un chef de gouvernement est soumis à la pression des ministres ayant des portefeuilles économiques.

«La cimenterie McInnis, c’est exactement ce qui est arrivé : ils ne sont même pas passés devant le BAPE parce que, il y a eu de la pression et ça a fait en sorte qu’ils sont allés directement vers un projet qu’ils n’auraient pas dû faire. Sylvain était là à ce moment-là, il pourrait nous le dire», a-t-il lancé à son adversaire, qui était à l’époque titulaire des Transports et des Affaires municipales.

Durant le même segment, l’humoriste s’est étonné de voir Sylvain Gaudreault vanter la nouvelle formule de redevances minières présentée sous Pauline Marois.

«Ce que vous êtes allés chercher, c’est environ 1 % à 2 %. En Australie, [...] ils sont plus autour de 17 % de redevances», dit-il. 

«Guy, j’ai l’impression que tu ne te présentes pas dans le bon parti», lui a alors décoché Sylvain Gaudreault.

Sylvain Gaudreault
CAPTURE D'ÉCRAN, TVA NOUVELLES
Sylvain Gaudreault

Manque d’expérience ?

En point de presse, le député de Jonquière a mis les attaques de son adversaire sur le compte du manque d’expérience.

«En politique, il faut aussi être capable de soutenir le parti pour lequel on se présente, faire les nuances nécessaires», a estimé M. Gaudreault.

Le gouvernement de Mme Marois, minoritaire, «n’avait pas tous les moyens» pour réformer les redevances minières, dit-il. 

Paul St-Pierre Plamondon voit aussi ces critiques d’un mauvais œil. «En 2016, je me suis gardé de faire ce genre de choses là», dit-il, tout en rappelant qu’il était alors lui aussi nouveau dans le parti. 

Mais Guy Nantel ne croit pas avoir fait un faux pas. «Si on se présente comme chef, c’est parce qu’on a une vision différente», fait-il valoir.

Tout en reconnaissant les «bons coups» passés, il souligne que l’appui au PQ décline dans les sondages depuis plusieurs années. Si le parti opte pour la continuité «je ne sais pas où on va se ramasser avec ça», lance-t-il.

Le nom du prochain chef du Parti québécois sera connu le 9 octobre prochain.

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