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La nouvelle drogue à Granby et Sherbrooke

Les autorités lancent un appel à la vigilance

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Les Cantons-de-l’Est sont aussi aux prises avec la présence d’une nouvelle drogue mystérieuse et potentiellement mortelle aux allures de bonbon sur son territoire, préviennent les autorités.

« On trouvait pertinent d’en parler assez rapidement avec la rentrée scolaire, pour les jeunes qui pourraient être associés à ça », fait valoir Caroline Garand, porte-parole de la police de Granby.

Le Journal rapportait la semaine dernière les histoires d’un jeune homme de 19 ans qui a perdu la vie et d’une femme de 21 ans qui repose dans un état végétatif à cause des comprimés de « PEZ ».

Il s’agit d’une drogue en pilule semblable au bonbon populaire, dont la mise en marché cible les enfants.

Près d’une semaine après notre reportage, c’est au tour du corps de police de Granby et de la Santé publique de l’Estrie d’alerter la population que leur région n’est pas épargnée par la présence de ces pilules dangereuses.

Deux saisies

En avril et juin, des saisies de quelques centaines de ces comprimés ont été effectuées à Granby et à Sherbrooke. 

Des analyses de Santé Canada ont révélé que les pilules contenaient de la benzodiazépine et de la cocaïne, dans des proportions variées, selon l’unité.

L’inconsistance des substances contenues dans chaque « PEZ » rendrait donc plus ardue aux autorités la tâche d’évaluer le degré de dangerosité pour la santé lors de l’ingestion.

« À notre connaissance, il n’y a pas eu de surdose ou de mort [dans la région de Granby], rassure toutefois l’agente Garand. Mais on ne sait jamais, ça peut venir plus tard. »

Roulette russe

Si les récentes perquisitions faites par son équipe étaient des premières en matière de « PEZ », la policière assure que ses collègues sont désormais « plus attentifs, et à l’affût » à cette nouveauté.

« Acheter des bonbons sur le marché noir, c’est un risque. On ne sait jamais ce qui se trouve dedans. Ç’aurait pu être du fentanyl. C’est vraiment jouer à la roulette russe. C’est ça qui nous inquiète », dit Mme Garand.

« Ayez toujours en main une trousse de naloxone, un antidote aux surdoses d’opioïdes », suggère Simon Dancause, de la Direction de santé publique de l’Estrie.