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Une main pleine pour Bergevin

Une main pleine pour Bergevin
Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal

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Les bons côtés d’une pandémie sont rarissimes, mais le Canadien peut espérer tirer profit de la tragédie actuelle.

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Financièrement, Geoff Molson et ses associés encaissent des pertes de revenus significatifs, mais au plan sportif, le CH a bonne mine.

Pour la première fois de l’histoire, les joueurs avaient un véritable levier de négociation avec les propriétaires, pour qui une reprise des activités était essentielle cet été. L’association dirigée par Donald Fehr a fait des gains importants pour la suite des choses.

La stabilisation plutôt que le recul du plafond salarial est une excellente nouvelle pour les joueurs. Mais le gain le plus significatif est certainement la décroissance à partir de la saison 2021-2022 de la clause en fidéicommis (escrow). Cette ponction salariale crée depuis trop longtemps un déséquilibre entre les propriétaires et les joueurs.

Sans entente, les pires scénarios étaient évoqués quant au pourcentage qui aurait été retenu à même le salaire des joueurs dans les prochaines campagnes.

Revenus à la baisse

Les revenus de la LNH ne risquent pas de connaître une flambée avant un bon bout de temps. Certains observateurs avancent même que la Ligue pourrait les voir chuter de plus du quart au cours des cinq prochaines saisons.

Il y a fort à parier que le nombre de propriétaires qui vont autoriser leur directeur général à dépenser tous les dollars permis risque de diminuer de façon névralgique. Ils pourraient être beaucoup plus nombreux à flirter avec le plancher plutôt qu’avec le plafond salarial,particulièrement aux États-Unis.

Les équipes canadiennes ont certainement un espoir meilleur que les équipes américaines de récupérer une part importante du dollar loisir des amateurs. Chez nos voisins du Sud, ce qui restera dans les poches du monde et des commanditaires après le football, le baseball, le basketball, puis les courses de « chars » pourrait être anecdotique. 

Montréal, non merci

Marc Bergevin est très au fait de la situation. Et lorsque l’on additionne les 11 choix du repêchage 2020, dont 4 dans les 57 premiers, les jeunes joueurs sélectionnés portant l’étiquette de garantie LNH, tels que Ryan Poehling et les joueurs actifs dont il pourrait disposer sans trop de heurts par le biais d’une transaction, pensez à Max Domi, on constate la puissance du jeu dans les mains du patron hockey du Canadien.

Montréal demeurera encore longtemps une ville impopulaire auprès des joueurs autonomes sans restriction. Mais des transactions structurantes impliquant des joueurs de catégorie A pourraient servir les concessions canadiennes au cours des deux prochaines saisons.

Autrement dit, Marc Bergevin n’a pas acquis Jake Allen et Joel Edmundson pour rien. Il sait que si son club est compétitif et excitant, les 21 287 sièges du Centre Bell vont trouver preneurs une fois le vaccin miracle administré.

Si Geoff Molson donne à Bergevin les moyens de ses ambitions, qui sait si le DG ne nous jettera pas toutes et tous par terre avec des acquisitions qui feront du Canadien une puissance d’ici 12 à 18 mois ?