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Des centaines d’employés de Bell remerciés

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Les coupes se poursuivent chez BCE, la société mère de Bell Canada. Sans crier gare, l’entreprise de communication a procédé la semaine dernière au licenciement de « centaines d’employés », a appris Le Journal.

« C’est arrivé d’un coup, sans qu’on s’y attende, a confié l’une des victimes de cette dernière salve. Quand on a plus de dix ans d’ancienneté, on finit par croire que notre tour ne viendra pas. J’avais tort, évidemment. »

Jointe par Le Journal, la direction de Bell a confirmé avoir apporté « des changements dans (ses) opérations de service à la clientèle ». Des changements qui se seront soldés par d’importantes mises à pied, tant à Montréal qu’ailleurs au pays.

Combien exactement ? « Quelques centaines de personnes [...] Je n’ai pas de chiffres plus précis », nous a répondu par courriel la gestionnaire principale, relations médias de BCE, Caroline Audet. 

Impossible aussi de connaître la répartition géographique des emplois abolis. Ces précisions, nous dit-on, ne pourront être divulguées qu’à la présentation des résultats du troisième trimestre.

Former son remplaçant

Parmi les licenciés, d’aucuns suspectent que leurs anciennes tâches seront transférées dans des pays à moindres coûts, comme la Tunisie, les Philippines ou l’Inde. Bell aurait déjà transféré là-bas bon nombre de fonctions liées au service à la clientèle.

« Je connais des gens dont la tâche consistait littéralement à former à distance des travailleurs appelés à nous remplacer », affirme anonymement l’un d’entre eux par crainte de représailles. « Bien sûr, ils ne l’admettront pas. Mais je serais très surpris que BCE forme des gens en Asie et au Maghreb sans raison. »

Sur ce, la porte-parole de Bell se montre catégorique : « Aucun travail n’est transféré à l’étranger ». Par contre, elle reconnaît que certaines tâches ont pu être transférées à Nordia. Basée à Laval, l’entreprise d’impartition de centres d’appel a des bureaux aux quatre coins du pays.