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Filière du lithium: «Il faut apprendre des leçons de Bombardier», dit Gabriel Nadeau-Dubois

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire
Photo Stevens LeBlanc Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire

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Québec solidaire appuie le développement d’une filière du lithium au Québec, mais le parti sert un avertissement au gouvernement Legault: qu’il s’y investisse véritablement, sans quoi il risque gros. 

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«Il faut apprendre des leçons de Bombardier [et] de tous ces soi-disant fleurons québécois où on a donné de l'argent, mais on n'a pas pris de contrôle collectif sur les entreprises. [...] Alors, oui au développement d'une filière lithium, avec beaucoup d'enthousiasme, mais avec un rôle important de l'État québécois pour organiser ce marché-là», a indiqué Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole du parti, mercredi.

Québec est prêt à investir jusqu’à 1,4 milliard de dollars pour mettre sur pied une industrie de l’électrification axée sur la batterie au lithium, qui pourrait devenir un «legs» du gouvernement Legault, a révélé Le Journal mercredi.

En entrevue, le ministre de l’Économie, Pierre FItzgibbon, a indiqué que le gouvernement souhaitait jouer un rôle important, «du minerai à la batterie», en rupture avec la recette classique des ressources naturelles au Québec, soit l’extraction, puis l’exportation.

Le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, a quant à lui déploré le manque de débats préalablement à l’annonce de cette stratégie.

«Y a-t-il une “due diligence” qu'on peut voir sur l'opportunité d'y aller à telle hauteur avec l'État comme partenaire? Il y en a plein, de questionnements sur les choix de financement du ministre Fitzgibbon, et c'est un débat qu'on n'a pas eu», a-t-il regretté.

L’Ontario, où sont construites de nombreuses voitures électriques, a déjà, sur le Québec, une longueur d’avance qui sera très difficile à rattraper, a souligné le porte-parole en matière d’Économie du Parti libéral du Québec, Monsef Derraji.

«L'Ontario a déjà un écosystème près des voitures Ford. On nous a déjà parlé de Tesla qui veut venir au Québec. Il est où? Ils sont où, les constructeurs automobiles? Donc, c'est bien beau parler d'un écosystème. Pour moi, l'écosystème n'existe pas en date d'aujourd'hui», a-t-il indiqué.

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