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Grève des éducatrices: le ministre appelé à cesser «de jeter de l’huile sur le feu»

Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe
Photo d'archives, Simon Clark Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe

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La présidente du syndicat des éducatrices en milieu familial, Valérie Grenon, invite le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, à cesser de «jeter de l’huile sur le feu» au deuxième jour d’une grève entamé par les membres de son organisation.

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Mardi matin, questionné à l’antenne du 98,5 FM à savoir s’il considérait les éducatrices comme du cheap labor le ministre a affirmé que «c’est un choix que font les personnes qui se lancent en éducation à la maison. [...] ils font ce choix en sachant ce qu’elles vont recevoir».

«Je m’excuse, mais moi [une telle déclaration] ne m’aide pas à descendre le chat de l’arbre. Mes membres sont encore plus en colère après ces propos. Donc il devrait s’engager un nouveau conseiller aux communications», a indiqué la présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), Valérie Grenon, mardi.

En entrevue en marge d’une manifestation devant l’Assemblée nationale, mardi, elle a demandé au ministre de «faire attention» aux propos qu’il tient en ajoutant que les éducatrices méritent plus de reconnaissance pour leur travail.

Lundi, Mathieu Lacombe a déploré des attaques personnelles à son endroit par les membres de la FIPEQ-CSQ tout en qualifiant de «ridicule» et «farfelue» une accusation du syndicat qu’il mène une «guerre idéologique contre l'avancement économique des femmes».

Tout en déplorant les attaques personnelles dont le ministre a été victime, Valérie Grenon maintient que les membres de son syndicat, composé presque entièrement de femmes, sont victimes d’un préjugé défavorable quand vient le temps de négocier leurs conditions salariales.

«Si on était avec des gars de la construction, ils auraient fait une journée ou deux de grèves et ils auraient un peu plus brassé la baraque que des femmes peuvent brasser la baraque», a-t-elle dit.

Mme Grenon a donné en exemple les préposés aux bénéficiaires, un autre corps de métier majoritairement composé de femmes, qui a dû attendre l’arrivée d’une pandémie mondiale pour voir une amélioration marquée de leurs conditions de travail.

Mardi, des représentants de la FIPEQ-CSQ et du gouvernement ont rencontré pour la première fois un médiateur nommé par Québec, sans résultats.

Pour Valérie Grenon, cette mesure est insuffisante, car elle ne permettra pas de régler le litige rapidement. Elle dit que le syndicat préférait le recours à un arbitre qui aurait le pouvoir de trancher.

La question du salaire des éducatrices en milieu familial est au centre du conflit qui a cours en ce moment. Payées avec une subvention basée par jour d’occupation, les éducatrices disent, dans les faits, gagner 12,42 $ de l’heure en tenant compte de toutes leurs obligations, soit moins que le salaire minimum, qui a été augmenté à 13,10 $ l’heure en mai dernier.

Le syndicat demande une augmentation équivalant à 16,75 $ l’heure.

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