/sports/hockey/remparts
Navigation

Des détails «importants» à corriger chez les Remparts

Patrick Roy invite ses joueurs à laisser leur bâton sur la glace

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le pilote des Remparts Patrick Roy photographié lors d’un entraînement des Diables rouges, mercredi dernier à Québec.

Coup d'oeil sur cet article

En haussant le ton sur la glace du Centre Vidéotron, jeudi, Patrick Roy a voulu s’assurer que ses Remparts se rappellent un élément fondamental dans le hockey pour connaître du succès, et ce, à la veille du dernier match du calendrier préparatoire. 

Le grand patron des opérations hockey du club québécois n’a pas aimé voir ses jeunes hommes se diriger en zone offensive en maintenant leur bâton dans les airs plutôt que de le laisser sur la glace, comme cela est si souvent enseigné. Il a interrompu l’exercice pour expliquer sa vision des choses. 

«Soyez prêts pour toutes les situations», a-t-il d’abord dit à haute voix alors que les joueurs l’écoutaient attentivement, le genou au sol, avant de leur demander si «de tenir son bâton comme ça [dans les airs] est bon pour l’équipe». 

Comparaison avec la LNH

Roy a aussi dressé un parallèle avec les joueurs de la LNH durant son laïus et a détaillé sa pensée avec le représentant du Journal à l’issue de l’entraînement. 

«Ce que je leur expliquais, c’est que j’aimerais qu’on m’explique quels sont les avantages d’avoir un bâton dans les airs contre un bâton sur la glace, a répondu l’entraîneur-chef et directeur général. 

«Les meilleures équipes [dans la LNH], tu regardes les bons joueurs dans la Ligue nationale, ils ont tous leur bâton sur la glace. Je pense que ce sont juste de bonnes habitudes [à prendre]. On est très détaillés à cette période-ci, car les détails pour nous sont extrêmement importants et celui-ci en est un qui est très important.»

Même si cet aspect l’a agacé, cela n’empêche pas Roy et ses adjoints d’apprécier les efforts déployés sur la glace presque quotidiennement depuis le retour des activités selon un protocole sanitaire strict en raison de la pandémie. 

«Je suis obligé de te dire que les gars poussent fort. Cela dit, c’est aussi notre rôle comme entraîneurs de s’assurer que les gars ont la pédale au plancher à chaque exercice et qu’on ne s’endort pas. C’est ça qu’on veut», a assuré l’ancien gardien de but du Canadien et de l’Avalanche.  

Les Remparts pourront appliquer les consignes demandées vendredi soir lors du passage des Tigres de Victoriaville au Centre Vidéotron où ils tenteront de signer une première victoire à l’entraînement (0-3-1-0) à leur dernière partie hors concours. Puisque le cas du gardien recrue William Rousseau demeure incertain, le vétéran Thomas Sigouin sera envoyé dans la mêlée.

Visite des Tigres

«Le dernier match est bienvenu, car on veut continuer de voir où on est rendu. Au départ, je ne voulais qu’en jouer quatre, mais je suis bien heureux d’avoir ajouté le cinquième. Un par semaine, ça permet aux joueurs de se garder en situation de match», a laissé tomber Roy.

Contrairement aux Remparts, qui attendent toujours le feu vert du gouvernement fédéral pour faire entrer au pays les Finlandais Viljami Marjala et Aapo Siivonen, les Tigres (3-1-0-0) peuvent utiliser les services des Russes Mikhail Abramov et Egor Serdyuk. Abramov, un espoir des Maple Leafs de Toronto, en sera à sa première sortie du camp. Roy s’attend à une rude opposition des futurs visiteurs tout au long de la campagne.  

«Ils ont une bonne équipe et si je me fie à ce que j’entends, Shawinigan, Chicoutimi et Victoriaville sont les trois [meilleures] équipes de notre division. Ce sera encore un bon test. Ça va être de même toute l’année.» 

Pierrick Dubé doit amener du «leadership positif», dit Roy  

Pierrick Dubé à l’entraînement des siens, mercredi dernier à Québec.
Photo Stevens LeBlanc
Pierrick Dubé à l’entraînement des siens, mercredi dernier à Québec.

Pierrick Dubé ne s’est pas toujours retrouvé dans les bonnes grâces de ses entraîneurs depuis son arrivée avec les Remparts, il y a trois ans.  

Or, à 19 ans, l’attaquant aura un rôle clé à jouer dans les succès de l’équipe cantonnée dans la division Est. Si son talent sur la patinoire ne fait aucun doute, Patrick Roy souhaite que le joueur canado-français développe un meilleur état d’esprit au sein de la jeune troupe, cette saison. 

«Ce qu’on a aussi besoin de lui, et je pense que c’est une portion à améliorer, c’est du leadership. Non seulement du leadership, mais du leadership positif. On a besoin de lui autant dans les bons que les mauvais moments, de demeurer calme et neutre. On veut qu’il amène, dans les pratiques et dans les moments où on a plus de difficultés, une sorte de leadership. 

«Je ne pense pas que Duby est rendu là. Il a de l’ouvrage à faire à ce niveau. C’est un peu ce qu’il nous a manqué dans le passé, soit d’avoir du leadership de personnes qui amènent l’équipe dans une culture qu’on souhaiterait voir», a expliqué Roy, qui entend l’utiliser sur la première unité offensive. 

Points et expérience 

Dubé, qui a été un choix de premier tour en 2017, veut bonifier sa production offensive. L’an passé, avant que la saison ne soit annulée, il avait inscrit 19 buts et 45 points en 56 matchs. Il a d’ailleurs passé une semaine cet été au camp estival de l’équipe française des moins de 20 ans. 

«Je veux avoir un gros rôle offensif cette année. Avec [Théo] Rochette, on a un beau duo et on attend juste que Marjala arrive pour compléter le trio et voir comment ça va se passer. Avec Rochette, oui, on s’est fixé des objectifs individuels, mais aussi en équipe. Si on va tous bien en équipe, ça va nous aider.»

- Avec la collaboration de Kevin Dubé