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Football collégial: les Titans de Limoilou en confiance

L’entraîneur-chef Dave Parent croit que sa troupe est meilleure que l’an dernier

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Photo d’archives Le quart-arrière des Titans Pierre-Luc Michaud sera un morceau important de l’attaque cette saison.

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Forts de leur meilleure performance l’an dernier depuis qu’ils ont adhéré à la Division 1, les Titans de Limoilou seront-ils en mesure de poursuivre sur la même voie ?

«En 2020, nous allons atteindre notre apogée, a déclaré l’entraîneur-chef, Dave Parent. La machine est repartie. L’an dernier, nous avons surpris tout le monde, mais pas nous. Ce ne fut pas un coup de chance. Quelques équipes nous ont peut-être pris à la légère et on va être attendu de pied ferme cette année, mais nous sommes meilleurs que l’an dernier. C’est notre meilleure édition depuis 2013 et la meilleure de notre histoire. La profondeur est notre force et on a accéléré le processus de développement de nos joueurs au cours des deux dernières années en misant sur les jeunes.»

Les Titans miseront sur 19 finissants, dont 14 selon Parent qui ont le potentiel pour évoluer dans les rangs universitaires. «On a vu grandir nos gars de 3e année tous les jours, a-t-il souligné. J’ai une pensée spéciale pour eux parce qu’ils auront moins de visibilité en raison de la pandémie. Si on regardait seulement notre nombril, on pourrait être déçu de ne pas disputer une saison complète, mais la finalité ne nous intéresse pas. On vise à franchir le test.»

Un pilote optimiste 

Qu’est-ce qui rend Parent aussi optimiste à l’aube de la saison? «Nos deux fronts sont à maturité. Sur la ligne défensive, nous avons dix gars qui peuvent jouer. Dans une rotation, les gars vont avoir du gaz. On n’a pas de faille sur la ligne défensive. Blessé lors du premier match l’an dernier, l’ailier défensif Enzo Pepe Esposito est de retour et il s’agit d’un gros plus. Nos secondeurs sont de catégorie élite.»

Si Parent parlait d’un monstre à trois têtes l’an dernier pour illustrer la situation au poste de quart-arrière, le portrait a bien changé un an plus tard. Le pivot de 2e année Pierre-Luc Michaud est solidement en poste.

«Après notre défaite en quart de finale contre le CNDF où il avait été victime de quelques interceptions, Pierre-Luc a réfléchi et il a grandi comme joueur et comme individu, a raconté Parent. Sa prise de décision est impressionnante. C’est un étudiant de la “game” et c’est une combinaison parfaite avec notre coordonnateur offensif.»

Joueur différent 

Michaud confirme qu’il est un joueur différent. «Le jeu a beaucoup ralenti devant moi et je connais le cahier de jeux sur le bout de mes doigts, ce qui est la principale différence, a raconté le produit des Condors de Saint-Jean-Eudes. La confiance est l’aspect que je me suis le plus amélioré. Je suis plus à l’aise, plus calme et je sais à quoi m’attendre. Ça va m’aider à performer à la hauteur de mon talent.»

«On va avoir droit à une meilleure version de moi-même, d’ajouter Michaud. Je n’ai pas d’attentes sur le plan personnel, mais je veux mener l’offensive au sommet. On a sensiblement le même groupe que l’an dernier en offensive.»

Quant à Zachary Michaud que Parent qualifie de son joker, il verra de l’action comme quart-arrière, mais il sera utilisé à toutes les sauces. «Parce qu’il peut jouer partout, Zachary représente une arme redoutable. Il possède les meilleures mains de l’équipe.»  

Le leader des Titans adore son rôle 

Capitaine depuis le jour un, Louis-Félix Doyon est le cœur et l’âme des Titans.

«C’est son équipe, résume l’entraîneur-chef, Dave Parent, au sujet de son demi-inséré de 3e année. C’est le leader incontesté de l’équipe. Sa contribution va au-delà de celle d’un joueur étoile. Sur le terrain, il fait des choses que personne ne peut faire.»

Doyon aime ce rôle de leader. «J’inculque les valeurs d’équipe aux plus jeunes. En raison de la pandémie, j’ai grandi comme personne et nous avons grandi comme équipe. On savait que tout tenait à un fil, mais nous n’étions pas conscients. Capitaine depuis ma première année, je me questionnais si j’allais pouvoir terminer ce que j’avais commencé. Je vais croire qu’on va jouer seulement après le botté d’envoi. Je me suis donné comme objectif de disputer chaque match comme s’il s’agissait du Bol d’Or.»

Joueur important

Utilisé uniquement comme receveur à son année recrue, Doyon se retrouve maintenant souvent dans la boîte offensive où ses talents de bloqueur sont mis à contribution comme ailier rapproché. «J’ai vécu une année de transition en 2019 et ce fut difficile, mais je réalise maintenant qu’un gros bloc vaut beaucoup plus qu’une réception. J’accepte mon rôle.»

Gros bonhomme à 244 livres, le porteur de ballon Natan Girouard-Langlois forme une bonne combinaison avec Olivier Savard. «Nous avons des styles différents, un gros porteur avec un petit vite qui brise des chevilles, a imagé celui qui a amassé 601 verges en 2019 en 116 portées. J’aurais aimé obtenir de meilleures statistiques, mais je vais me concentrer sur la moyenne par course, étant donné que la saison est écourtée. Je veux briser le premier plaqué et obtenir des verges supplémentaires.» Savard, lui, a récolté 677 verges l’an dernier en 93 courses.

Nicolas Morin aime ce qu’il voit sur la ligne défensive. «Nous avons une ligne mature avec plusieurs vétérans, mais on mise aussi sur des recrues vraiment fortes qui nous poussent, a souligné l’ailier défensif qui peut aussi jouer à l’intérieur. Nous sommes tous différents. Roody Jean s’est ajouté au personnel d’entraîneurs sur la ligne défensive et c’est un spécialiste pour mettre de la pression sur le quart-arrière.»

«Nous sommes 19 finissants et le processus se termine là pour nous, d’ajouter Morin. J’ai hâte que la saison débute. Avec le COVID-19, ça ajoute à la rage de vouloir jouer.»