/news/coronavirus
Navigation

Deuxième vague: les moins de 30 ans plus touchés par le virus

Coup d'oeil sur cet article

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 continue de grimper au Québec, notamment chez les plus jeunes, atteignant près de 700 selon le plus récent bilan de la Santé publique. 

• À lire aussi: [EN DIRECT] Tous les développements de la pandémie

Les régions de Montréal (272 cas), de la Capitale-Nationale (106), de la Montérégie (99) et de Laval (50), demeurent les points les plus chauds de la province.  

Au total, 698 personnes porteuses du coronavirus ont été déclarées samedi, le plus grand nombre depuis le 21 mai.  

Les hospitalisations aux soins intensifs ont également bondi de 12 depuis la veille, pour un total de 45 actuellement. De plus, 7 décès s’ajoutent au bilan pour un total de 5821. 

Les jeunes de moins de 30 ans représentent jusqu’à 45 % des nouveaux cas des derniers jours. Au plus fort de la première vague à la fin avril, la proportion des gens atteints de la COVID-19 dans ce groupe d’âge était d’environ 20 %.  

Le défi des soins intensifs

Si les jeunes sont désormais plus touchés par le virus qu’ils ne l’étaient au printemps, ils risquent aussi d’être ceux qui feront déborder les soins intensifs puisqu’ils y resteront plus longtemps, prévient François Marquis, chef des soins intensifs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.  

« Une personne très âgée, très hypothéquée, qui est très malade, a tendance à mourir rapidement, ce qui libère sa place. C’est triste, mais c’est une réalité », explique-t-il. 

« Un jeune peut facilement rester de 70 à 100 jours aux soins intensifs. Donnez-moi une vingtaine de ces jeunes-là pour les 100 prochains jours et mes soins intensifs vont être complètement paralysés », donne-t-il en exemple.  

C’est la dangerosité d’avoir une population plus jeune qui devient porteuse du virus, met-il en garde. 

Selon Caroline Quach-Thanh, pédiatre, microbiologiste-infectiologue, il n’est pas trop tôt pour resserrer la vis. « La transmission chez les jeunes a clairement commencé à percoler dans les autres groupes d’âge », dit-elle.  

Elle croit qu’il faudrait être capable de retracer plus rapidement les contacts des gens infectés, notamment grâce à une application.

« On aurait déjà dû avoir [cet outil]. Par exemple, l’application saurait que j’ai été dans tel restaurant entre 8 h et 10 h. La Santé publique serait en mesure de faire un travail plus efficace, plus rapidement », soutient le Dr Quach-Thanh.

Écoutez l’entrevue complète du Dr François Marquis dans la vidéo ci-dessus.

-Avec la collaboration d’Erika Aubin