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Quelle sortie de secours, monsieur le PM?

Legault entrevue
Photo d’archives

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Justin Trudeau a décidé d’acheter sa réélection.

L’orgie de dépenses annoncées n’a rien à voir avec la COVID-19.

Quand les taux d’intérêt remonteront, la situation sera dramatique.

Quant aux empiétements dans les compétences des provinces, ils confirment, au cas où quelqu’un ne l’aurait pas compris, que Trudeau, comme le PLC de toujours, traite la Constitution avec le respect que l’on doit au papier de toilette.

« Déçu » ??

François Legault s’est dit « déçu » pour le Québec. 

Pardon ? Il s’attendait à quoi ? Il n’a pas vu aller le PLC depuis quelques décennies ?

Quand il aura fini d’avaler sa déception, il fera quoi CON-CRÈ-TE-MENT ? J’ai hâte d’entendre ça.

Ne me faites pas rire avec un front commun des provinces pour contrer Ottawa.

Je pourrais vous faire toute l’histoire des « fronts communs provinciaux » depuis des décennies, dossier par dossier.

Ottawa les casse toujours en disant à chaque province : combien tu veux pour fermer ta gueule ?

À la fin, il reste le Québec, seul dans son coin.

Je pleure presque quand je vois de jeunes journalistes couvrir cela sans savoir que c’est la réédition d’un vieux, vieux film.

Je repose la question : que va faire François Legault CON-CRÈ-TE-MENT ?

Il va évidemment prier pour une victoire des conservateurs à la prochaine élection fédérale, comme René Lévesque, à genoux en 1983, priant pour une victoire de Brian Mulroney, qu’il qualifiait, pour masquer son désarroi, de « beau risque ».

Notre histoire est un éternel radotage. 

Fera-t-il comme le « Quebec Liberal Party » des années Charest-Couillard, pour lequel il n’y avait jamais d’humiliation suffisante pour se fâcher pour vrai et riposter autrement qu’en paroles ?

On a vu ce que les Québécois francophones, à l’élection de 2018, ont pensé de ces cocus contents.

On pourrait avoir plus de sympathie si le gouvernement Legault, dans ses rapports avec le reste du Canada, s’aidait lui-même.

En donnant le feu vert à l’agrandissement de Dawson et en faisant cadeau du Royal Vic à McGill, il accepte que le Québec francophone continue à financer la marginalisation de sa propre langue dans l’éducation supérieure, de même que l’anglicisation des allophones.

On ne lui demande pas de se comporter comme Camille Laurin, mais tout de même...

Les gestes concrets parleront toujours plus fort que les beaux discours sur la langue.

La CAQ est remplie de souverainistes issus du PQ.

Je ne les blâme pas quand on voit le PQ d’aujourd’hui.

Pendant des années, je les ai vus rire quand Ottawa faisait l’amour par-derrière au PLQ sans lui demander la permission.

Ils rigolent moins aujourd’hui.

Coincée ?

Évidemment, la CAQ est coincée : 50 % de ses membres sont souverainistes et 50 % sont fédéralistes.

Si François Legault posait des gestes forts, ça brasserait dans la cabane caquiste.

Le PLQ, lui, n’a qu’à patienter, et l’immigration massive, encouragée par la CAQ, le ramènera un jour au pouvoir, inévitablement.

Monsieur le premier ministre du Québec, maintenant que vous voyez la vraie nature du régime fédéral, la même depuis toujours, vous ferez quoi CON-CRÈ-TE-MENT ?

CON-CRÈ-TE-MENT...