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Voici un extrait du nouveau roman de Marc Levy

Marc Levy
Photo Natassia Brame Marc Levy

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Depuis vingt ans, Marc Levy est l’écrivain français le plus lu dans le monde avec 50 millions d’exemplaires vendus, et le plus lu en France avec près de 23 millions d’exemplaires vendus. Le 29 septembre, il publiera le premier tome d’une série palpitante, C’est arrivé la nuit. Cet écrivain de talent, très préoccupé par de nombreux enjeux de société, a transposé sa quête dans un roman époustouflant où neuf hors-la-loi au cœur d’or s’allient pour que la vérité éclate. Voici un extrait.

À lire dans le cahier Week-End du samedi 3 octobre, l’entrevue avec Marc Levy, où il parle de pirates informatiques, de politique et de... Supertramp! 

Extrait de C’est arrivé la nuit 

«Ekaterina avait recommencé à fumer, ce qui l’inquiétait moins que de devoir arrêter à nouveau. Elle avait allumé une cigarette pour tuer l’ennui, calmer son impatience. Dans son reflet, à la fenêtre, elle constata la fatigue accusée par ses traits.  

Un déclic la tira de ses pensées, elle se précipita sur son ordinateur pour consulter le courriel qu’elle attendait. Pas de texte, seulement un fichier contenant deux pages d’une partition musicale. Pour les déchiffrer, ce n’était pas en solfège mais en codage qu’il fallait être expert. Installée dans son fauteuil, Ekaterina s’amusa de ce défi. Elle dénoua ses cheveux, redressa les épaules, jeta un regard à son paquet de cigarettes, renonçant à en griller une autre, et s’attela au décryptage. Dès qu’elle eut compris la teneur du message, elle tapa en retour quelques mots sibyllins. 

— Que viens-tu faire dans ma ville, Mateo? Nous étions censés ne jamais nous rencontrer. 

— Je te l’expliquerai le moment venu, si tu as bien compris où. 

— Où, presque trop facilement, mais tu ne m’as pas indiqué quand, pianota Ekaterina.  

— Va dormir sans tarder.  

Mateo ne suggérait pas à Ekaterina d’aller se coucher, mais de couper la connexion. La paranoïa de son ami n’allait pas en s’améliorant. Elle s’était souvent demandé quel genre d’homme il était, à quoi il ressemblait, quelles étaient sa taille, sa corpulence, la couleur de ses cheveux... Blonds, bruns, peut‐être roux comme les siens, à moins qu’il ne soit chauve. Elle était encore plus curieuse de sa voix. Mateo parlait‐il vite? Avait‐il une élocution posée? La voix était ce qui la séduisait le plus chez un homme. Belle, elle pouvait occulter bien des défauts ; pédante, gouailleuse, trop haut perchée, elle disqualifiait tout prétendant, même le plus sublime. Ekaterina avait le don de l’oreille absolue. Selon les circonstances, c’était une bénédiction ou une calamité. Étrangement, elle ne s’était jamais interrogée sur l’âge de Mateo. Elle s’imaginait être la doyenne du Groupe, une jeune doyenne, mais elle se trompait.»  

  • Marc Levy, C’est arrivé la nuit, Éditions Robert Laffont / Versilio   
Marc Levy
© Robert Laffont / Versilio

C’est arrivé la nuit, Marc Levy. Éditions Robert Laffont/Versilio, 416 pages. 

En librairie dès le 29 septembre.