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Les oeufs et les poules

WE 0926 Animaux
Photo courtoisie Mme A., accompagnée de sa nièce et de ses poules.

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La pandémie et le confinement ont provoqué un réel engouement pour les animaux de compagnie et c’est aussi le cas pour les poules. Cet été, on a assisté au renforcement de cette tendance en constante évolution depuis quelques années. Serait-ce un désir d’autosuffisance ou est-ce autre chose?

Marie Christine Morin et sa famille ont quitté la métropole pour aller vivre en Estrie il y a 5 ans. Elle voulait un poulailler, mais a dû attendre que la réglementation de la ville de Sherbrooke change, en 2018. « Nous avions mis le projet de côté, mais avec le confinement, nous avons eu le temps de bien nous informer », raconte Mme Morin qui a suivi une formation sur la garde des poules chez soi et la construction d’un poulailler.

Pour Mme A., le projet d’avoir des poules s’est concrétisé cette année. « Cela fait au moins trois ans que je veux des poules, mais je n’avais pas eu le temps de mettre ce projet sur pied avant ce printemps. » Étant allergique aux chats et aux chiens, elle se tourne vers les poules. « Pour moi, c’est un peu comme un animal de compagnie, et, en plus, j’ai droit à des œufs frais ! » Mme A. préfère garder l’anonymat puisque la ville où elle habite, en Montérégie, n’autorise pas encore cette pratique.

Les poules s’avèrent être de bonne compagnie.
Photo courtoisie
Les poules s’avèrent être de bonne compagnie.

Pendant le confinement, cette dernière a écouté plusieurs capsules informatives sur le sujet comme la construction du poulailler, la ventilation et l’isolation, l’alimentation des poules, etc. « Cette année fut la bonne année pour moi, car j’avais du temps pour construire le poulailler », raconte celle qui a construit elle-même son poulailler en récupérant des palettes de bois. 

Christine Lamarre et son conjoint, quant à eux, aiment les animaux et rêvent d’avoir une ferme. « Mais c’est un projet peu réaliste pour nous », précise Mme Lamarre. « Des poules, c’est plus facile ! » Ce couple qui habite Sainte-Julie a donc des œufs frais chaque jour et l’impression de manger plus santé. « Le jardin et les poules... Tranquillement pas vite, on tente de devenir plus autosuffisants. Je ne me souviens plus la dernière fois où j’ai dû acheter des œufs à l’épicerie ! »

Les jeunes Maïko et Hanaé Morin adorent leurs poussins.
Photo courtoisie
Les jeunes Maïko et Hanaé Morin adorent leurs poussins.

Un engouement certain

Marie Christine Morin a été surprise de voir l’engouement cette année pour les poules. « Nous avons même eu de la difficulté à en trouver. Nous nous sommes donc retournés vers les poussins. ». La famille a donc débuté en achetant 5 poussins. « Avec les enfants, c’était super », me raconte-t-elle. « Nous y avons vu un bel aspect éducatif. Ma grande fille a même fait un projet d’école sur le développement des poules. » 

Mme A., de son côté, avait pris la peine de réserver les poules dans une meunerie de Saint-Hyacinthe avant même de construire son poulailler. « Mais j’étais déjà sur la 2e liste d’attente, vu l’engouement pour les poules cette année. »

Se préparer pour l’hiver

Qu’arrivera-t-il cet hiver ? Pour Mme Morin, il est hors de question de se départir des poules. « Elles ont des noms ! » me dit-elle en riant. « Nous avons choisi des espèces résistantes au froid, avons isolé le plancher et le pondoir et cet automne, nous allons installer un système de chauffage ». Mme A. a aussi tout prévu pour que ses poules passent un bel hiver dans sa cour : « Le poulailler est à l’abri du vent et isolé avec les trappes pour faire sortir l’humidité. » Même son de cloche chez Christine Lamarre : « Nous sommes équipés pour un poulailler quatre saisons ».